‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 14 sur 56 · Cofpet, notice citée, [>. 3, note · texte numérisé non relu

Cofpet, notice citée, [>. 3, note

3. Eachoriàticoa Paulini, 76. Vix bene coin[)erlo jubeoi' sermone iatino Colloquio gi'aioruin adsuefactus famuloi'uui.

4. Ih'ulem, 78. Unde labor ])uero, fateor, fuit hic niilii nuii(jr Eloquimn librorum ignotœ apprendere lingun?.

de distance, une singulière analogie. Plus tard, au début du v»^ siècle, ce même Paulin de Pella, après la ruine et la mort des siens, vint habiter Marseille ; le choix qu'il fit de cette ville s'expliquerait à merveille, si ses ancêtres y avaient autrefois vécu, s'ils y avaient possédé quelque bien ; or, c'est justement ce que semble dire Paulin en son latin inhabile et incertain '. Il est fort possible que sans venir directement de Grèce -. le grand'père paternel d'Ausone ait habité Marseille, où la colonie grecque était si importante. Son fils y aurait fait ses études médicales ; de là, comme tant d'autres^ la famille serait venue en A({uitaine.

L'Aquitaine s'ouvrait en effet avec une particuculièrebienveillanceà l'émigration grecque ; nous le savons par ailleurs ', mais Ausone lui-même nous renseigne abondamment. Il y avait à l'Université de Bordeaux plusieurs professeurs grecs : Citarius, qui venait de Syracuse et qui enseigna la grammaire'', Ccnsorius Atticus, Corinthius, Sper-

1. Kti/'/uD'istii-oii, Wil. Parva aiiteni ('ensus siibstaiilia l'amiliaris.

'2. M. .lullian veut voir dans le nom d'Ausone « un nom gaulois •> (Reçue hit^toric/uc, xi,vii, 2'i'i). Ausone a pris soin deux fois de nous dire ([uec'était un nom lalin. (Mni<eUa, Ui), Ausonius nfnuon lalium. Kpht., XVI, 70, Ausonius nomen itulum). Les ancèti-es d'Ausone oui très bien ]iu demeurei' en Italie avant de passer en (iau!t> ; ils y auraient pris leur nom. Ausone parl(> d'un ti'i'''>"iiiif ''"i*^" K'"'"'" M"' s'appelait Ui'bicus. Voii" aussi rcxciiipli' d'Humèuc ipii est cité plus loin.

!i. .lullian, licmcll <lc^ iii.<rrijtti<iii.< tic BunloaUxC. 'i. Prof., Mil el \iv.

cheus.Mnestheus, tous grammairiens'; ils étaient' fort bien accueillis, etquekiues-nnsflrentde nobles et riches mariages'. De ces naturalisations, le rhéteur Eumène nous offre un exemple typique; le grand-père était Athénien; il vint à Rome enseigner la rhétorique, puis passa à Autun; c'est laque naquit son petit-fils Eumène; celui-ci suivit la carrière du grand-père, et professa avec un merveilleux succès aux Ecoles Méniénnes. Dans une condition plus humble, avec moins d'éclat, la famille paternelle d'Ausone eut peutêtre même histoire.

Nous voici bien éloignés du père d'Ausone, et surtout de ses croyances religieuses. Les Bénédictins n'ont pas manqué d'en faire un chi'étien. « Dans tout cet éloge, où le poète Ausone nous « présente son père comme un grand philosophe, (( il ne dit pas un mot de son christianisme. On «. ne peut néanmoins douter qu'il ne fût chrétien, « puisqu'on a des preuves que sa famille faisait « profession de piété ' ». C'est le contraire qui est à peu près évident. Le portrait qu'Ausonc nous donne de son père, ce médecin à demi-grec, imbu de la doctrine et de la morale des philosophes païens, est tout à fait conforme à celui d'un sage antique, d'un stoïcien, modéré dans ses désirs et dans la conduite de sa vie. « Son siècle, dit-il, le

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