‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 29 sur 56 · Vers 119, s([([. ; vers 278, s · texte numérisé non relu

Vers 119, s([([. ; vers 278, s

3. Voir par exempl*, .1. Vessoroan : Ihitilia^ Nainatia»ti>!, 1904, p. 282.

ifavait pas caclié à Paulin, au toinps (1(3 leur ancienne intinnité d'esprit, son peu de sympathie pour la vie des cénobites. Le nouveau converti avait là des arnis bien compromettants ; toutefois il tenait à les introduire, en même temps que lui-même, dans l'estime de son vieux maître: l'insistance du plaidoyer fait assez soup(;onner la force de l'opposition qu'il prévoyait '.

Et toute cette longue apologie, déjà si instructive par son existence mémo, se termine en une conclusion brutale qui doit mettre fin aux derniers doutes de la critique, s'il en restait encore, de même qu'elle mit fin aux relations des deux amis. Doucement, Paulin de Noie avait dit sa conversion, plus doucement encore il avait prié Ausone de l'accepter. Prévoyait-il que celui-ci maintiendrait son refus hostile? ou bien ((ue, malgré leur commune bonne volonté, jamais ils ne retrouveraient l'intimité chère d'autrefois? C'est presque avec un adieu que se ferme sa lettre, un adieu sans rémission, au cas où Ausone persisterait à le condamner:

Si placet hoc, gralare tui spe divite amici ;

Si conU'a est Christo tanium lingue me probari^.

Cette dure parole était voulue : son àprelé enlevait au maître les dernières illusions qu'il eût pu désirer de garder sur l'éloignement de son élève.

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