‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 28 sur 56 · Vers 283. Voir aussi vers · texte numérisé non relu

Vers 283. Voir aussi vers

quand il venait de son maître aimé; il fallait faire entendre qu'on- n'était point forcément pauvre d'esprit lorsque, grand seigneur et homme de lettres, on acceptait les explications et les consolations que jusque-là la parole de Jésus avait données aux humbles surtout et aux simples '. Laissant de côté, comme justification, l'affirmation de sa foi, puisque cet élan du cœur passait bien loin de l'esprit d'Ausone, Paulin de Noie avait plaisir à montrer que la raison elle-même pouvait être satisfaite par la croyance nouvelle. Par deux fois, il fait l'éloge du christianisme'; et il s'enthousiasme devant la sublimité du dieu des chrétiens, plus largement philosophique que les divinités un peu étroites d'autrefois, et plus poétique aussi. Il y a là une sorte de catéchisme, l'esquisse d'un futur Génie du Christianisme ; comme les vers de Paulin de Noie, le livre de Chateaubriand fut écrit pour des incroyants.

Mais il ne suffisait pas de plaider pour ses. idées; Paulin tenait encore à faire paraître acceptable sa vie recluse : tout bon Romain avait un parfait mépris pour les moines, engourdis dans les méditations où il ne voyait, lui, que paresse et renoncement de vivre '. Apparemment, Ausone

1. Voir uno allusion ;i co genre de reproclies (laiis saint Anibroise, Lettres, lviii, 3.

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