‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 31 sur 56 · Vuir ruccli, oncrc«jc <ili'', jt. .")J el r · texte numérisé non relu

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LA RELIGION d'aUSONE

[Fin)

Il n'y a pas à faire état clesobcénités qu'Ausone a multipliées au travers de ses épigrammes, ou rassemblées en masse compacte dans son Cento Nuptialis. N'en déplaise aux Bénédictins, ce serait un singulier argument que de vouloir prouver son paganisme en remarquant qu'il eut quelquefois la parole graveleuse, ou son christianisme en constatant qu'il garda la chasteté littéraire. Quelque ardeur qu'on ait apportée à le convertir rétrospectivement, on n'a jamais prétendu faire de lui un ascète ! Mais si l'on tient aux arguments négatifs (et, de fait, le. silence est quelquefois la meilleure des preuves), on pourra assurer, sans peur d'être démenti, que l'œuvre entière d'Ausone ne décèle pas le moindre arôme de sentiment chrétien. Pourtant les sujets, où il appliquait son habileté de versificateur, eussent favorisé souvent des allusions à une foi, même de pure convenance; il est des hommes qui, sans grand élan de christianisme, savent pourtant, à l'occasion, entrer dans une église, ou no

p.'is flissimulci' ou une cm Literie que leur éducation fut clu'étienne. Qu'il pai'le de la mort de son père ', de la sienne', de rimniortalité. de Dieu ', de la sagesse humaine ' (cl je cherche ces exemples parmi les pièces les plus tardives), le vieux poète n'a pas un mot de foi, pas une idée chrétienne, pas même une idée religieuse. Quant à louer la sagesse antique et les philosophes d'autrefois ', il y ressent un plaisir toujours clairement marque; Pythagore, Zenon, Kpicure pour la théorie ; dans la pratique, une existence douce et indulgente, em'ichie de larges festins et d'abondantes beuveries : voilà, semble-t-il, le plus clair de ses conclusions sur la vie, alors que la sienne était tout près de finir ". Quand un jour il a voulu dire la pensée maîtresse de son œuvre, il a écrit tout bonnement :

Stoïcus lias parles, lias Epicurus agit ! '

Quelquefois cependant, nous l'avons vu, il parait bien au travers de ses poésies, qu'il savait l'existence du christianisme. Dans le Cupido Cru-

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