LE COMTE D'ESTRÉES
que l'uni! des deux puissances fût attaquée par quelque puissance autre que l'Angleterre ; le 3", la réserve d'inviter d'autres puissance à accéder au traité ; le 3", les arrangements à prendre pour terahipr tous les objets de discussion entre les doux puissances ; !•' 4«, lit promesse réciproque de no contracter pendant la présente guerre aucun engagement ni dn traiter à l'insu l'un»^ de l'autre ; le 5', IVngagemenl réciproque de ratifier les présents articles secrets en même temps quo ]e Uaité. .
Le roi de Prusse envahit la Saxe et marcha sar la Bohême en septembre ITSe. Il y avait lieu d'exécuter le traité, et c'est à cet effet que le gouvernement français crut nécessaire d'envoyer à Vienne un officier général. M. d'Aubeterrn avait quitté l'Autriche au mois de juillet 1756, en laissant M. Ratte comme chargé d'affaires. « Le comte d'B*trôes', qui devoit commander les armées du Uoi, rapporte Bernis*.fal envoyé à Vienne pour convenir des plans de campagne et des amngcmenls militaires... Je dressai ses instructions... » Ce document, qui porte la date du 19 octobre 1756, est ainsi conçu :
MÉMOtnr: POUIl servir d'instruction au SIKI B IOMTK u'ESTRfcBS, UKt:- TENANT <;ÈNÉH.VL lUiS ARMEES DU ROI, CHEVALIER DE SES ORURE*- ALIJiNT A LA CÛLR DE VIENNE EN QVÀLITÈ DB MINISTRE PLÈNlPOTtS* TIAIRE DE SA MAJESTÉ. 19 OCTOBRE 1756*.
Jamais la présence d'un ministre du Roi, accrédité ol éclairene fut plus nécessaire à la cour de Yionne.
En ne considérant quo le seul traité de Versailles, qu'il fe^' regarder comme l'époque d'une union réputée longtemps pou^ impossible ptu' l'ancionnelc des préjugé* qui s'y opposoienl, m'"*
1. Nt' eu 16P5, lieutenant général en 1744, commaodant de rartnëe du Rhio ''" nST, mort en 1771.