‹ AustricheChapitre 119 sur 179 · LE COMTE DE STAINVILLE, ITS · texte numérisé non relu

LE COMTE DE STAINVILLE, ITS

point la roiir de Vienne est disposée à donner les mains j mariage, cl il évitera égalcmont à cet égard l'air de rechcrch»^ «i d'indiiTéronce. Sou allachoment pour le Roi el pout Madame Infante ne lui permettront pas de rien néj<liger pour le suocisi de cette aiïuirc ; ce seroit un lien de plus pour renserrer Tuaioa de» deux puissances, et le succès do cet arrangement romproll d'autres mesures qui ne seroient peut-être pas également codformes aux principes de notre politique.

Le Roi autorise son ambassadeur à seconder avec prudeace le désir qifauroil M. le duc d'Orléans de marier M. le duc de Chartres avec une archiduchesse '.

On attendra l'arrivée du comte de Stainville h Vienne pour finir ici TafTaire de l'accession de l'Empereur au premier traité de Versailles comme grand-duc de Toscane; ce prince n'a pas [«ru fort empressé de la terminer; il crainl sans doute que cet engagement ne nuise au commerce de la Toscane, dont la r^^renœ s'est montrée jusqu'à présent trop favorable aux Anglois.

L'ambassadeur du Hoi est chargé d'approfondir les véritabb dispositions de l'Empereur; bien dos gens no croient pas ce prince aussi attaché à l'union des deux cours que llmpératriM. Le comte de Kuuuitz ne plaît pas à l'Empereur, et de là vient peut-être que le comte de Colloredo saisit avec trop d'empreisfr' ment les occasions d'appuyer sur les soupçons et les inquiétudes que le langage de quelques-uns de nos ministres a pu faire nallr»' dans TEmpire.

C'est à l'ambassadeur de Sa Majesté k guérir l'Empereur l't son ministre de leurs préventions, en leur faisant sentir la bonne foi avec Inquelle le Roi s'est livré tout entier à ses nouveaux alliés. Dans une allaire de celte importance, ce n'est pas par les services de détail qu'il faut juger des sentiments d'une courc'est par la réunion de tous les elforts qu'elle fait en faveur dises alliés el par l'ensemble de ses résolutions et de ses démarches. A l'égard de ITmpératrice-Reine, elle est sincèrement l'amie du Roi, et si cette princesse est dévouée de boime foi au nouveau

1. Lt> duc d'Orléans, Louis-Philippe, petit-i]l8 du régent, né en 1725, mofti'O 1785, — Lv ûw de Chartres, Louis-Philippe, a^ en 1747, mort ea 1793.

CONDUITE A TÏNIR A VIENNE.

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il, son ministre, de confiance y doit ètro attaché par amouriropre et par intérêt : c'est son ouvrage, et la supériorité de kou crédit en dépend.

Le Roi s'en rapporte à son ambassadeur pour employer loiil l'art de son esprit h plaire h l'Impératrice et à captiver le comte le Kaunitz; Us sont sensibles l'un et l'autre à la réputation et la louange. Le comte du Slainville saura mieux qu'un autre, pu leur parlant, concilier le langage de rambassadeur avec celui de courtisan et de l'homme du monde.

En consultant quelquefois le comte do Knunîtz, Tambassaleur du Roi fera plus de progrès qu'en dispuUul avec lui; c'est ^pourquoi il doit avoir soin de parler plus souvent à l'amour- I propre de ce ministre qu'à sou esprit,

H 11 trouvera dans le comte de Kaunitz des lumières, de la Hprobité et de la noblesse; peut-être trop d'exactitude dans les ^petites choses et de lenteur dans les opérations; on raccuse d'élre

»8ujet à lirer avanUige des aveux qu'on lui fait, de» promesses ou même des espérances qu'on lui donne .

Mais si l'ambassadeur du Roi ne doit rien négliger pour plaire à la cour <le Vienne, il ne doit pas non |)lus laisser accréditer l'opinion que la maison d'Autriche n'ait pas les plus grandes ubiigations à la France.

IEn éviUint tout ce qui sent l'aigreur, le comte de Slainville aura soin de répondre par des faits authentiques à tous les reproches qu'on pourroit nous faire à Yieniie, et c'est pour lui fournir à cet égard des réponses satisfaisantes qu'on s'est si furt étendu dans ce mémoire sur In partie historique de la négociation l'Utre ^ftlett deux cours.

I L'instruction essentielle que le Roi donne îi son ambassadeur

, porte sur les points suivants qui forment tout le précis de ce lémoire; on no les a point étendus paiee que le comte de îtainville est bien capable d'un saisir les objets, les conséquences )l les rapports :

Entretenir l'uuion des deux Cours pur la noblesse cl la bonne foi de.*^ procédés;

Cultiver l'amitié réciproque et personnelle du Roi et de l'Im- [péralrice ; leur alliance est leur ouvrage ; iU doivent donc dans

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