‹ AustricheChapitre 133 sur 179 · Autriche, Mémoira et Dorumtnh. T. XLIl · texte numérisé non relu

Autriche, Mémoira et Dorumtnh. T. XLIl

LE MAROL'IS DR DUHFORr, 1766.

maisnn d'Autriche : do façon que, par ce moyen, la tranquillilë publique pitl (Mrc rendue, a l'avenir, solide et duruble.

Lu tin de la guerre ne répondit pas à son objet. La maison de Bavière, dans laquelle i»n avoit fait entrer la couronae impériale, la perdit et fut ruinée: la Saxe épuisée; les autres prétendants à la succession d'Autriehe, si Ton en excepte le roi de Prusse, ne recueillirrnt que peu de fruits de leurs efforU: ce prince fut le seul qui enleva le plus beau fleuron de la couronne autrichienne en conquérant la Silésie ; et Ton vit s'élever en lui une puissann" d'autant plus formidable, qu'il conserva sur pied une amiée nombreuse. la mieux exercée et la mieux disciplbée de l'Europe, et qu'il se fit une r^gle de n'en observer aucune que sa seule convenance, tant à l'égard de ses alliés que de set voisins. Le Roi n'oublia rien, fi la vérité, pour rendre solide U pacification d'Aix-la-Chapelle qui termina la grueire en 4748. Sa Majesté, par un effort de générosité que l'humanité ne connois- Boit point encore , sacrifia ses succès et ses ressentiments au rétablissement de la bonne intelligenc-e avec se» voisins et à celui de la tranquillité générale.

C'est il ces sacrifices et aux soins infatigables du Roi qu(^ l'Europe a été redevable du repos dont elle a joui jusqu'en 1755; et elle on jouiroit encore si les rois d'Angleterre et de r*russc nvoient élé animés il'un zèle aussi sincëre que Sa Majesté pour le bien public. Mais ces deux Princes ne regardèrent la paix que comiUB une trêve momentanée et comme un moyen sur d'abuser do la confiance de leurs voisins dans la foi des traités, en se préparant à les attaquer inopinément pour se procurer de nouveaux avantages h leurs dépens avant qu'ils fussent en étal <1p défense.

L'Impéraliice-Reine, instruite des menées secrètes du roi de Prusse avec l'Angleterre contre la France, fut indijj^née de la perfidie de ce prince qui avoit de si grandes obligations au Roi; elle dédaitrna, d'un autre côté, de servir d'instrument à l'ambition du r(u d'Angleterre aux dépens de la France, et inspirée parle rapport de ses sentiments généreux avec ceux du Roi, elle lui donna connoissance des négociations du roi de Prusse et olTril son alliance à Sa Majesté.

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