TRAITÉS DE 1736 HT DE
tîne 8eult? difUcullé .s'o[j(>osoit à la conclusion de rallianco : elle réstdoit dans ta tidélllé inviolahlc du Iloi ù ses ulliés. Sa Majcftl^^f malgré les traliisons sccrèU's du roi do Prusse, ne vouloil point rabandonner qu'il n'y cùl donné lieu par quoique démarche aulhenliquo. Sa Majesté Prussit»nno no tarda pas à lui eji fournir le sujet on rompant ses liaisons avec la France. Ce prioco, malgré les représentations de Tambassadeur que lo Roi lui avoit envoyé pour les renouveler, et pour concerter avec lui le plan des mesures nécessaires à sa sûreté, se lia do préférence avec le roi d'Angleterre, alors ennemi déclaré de la France, et c« nu fut qu'après qu'il eut signé ot ralilié l«* Iraité du 16 janvier 1756 avec Sa Majesté Britannique, que le ftoi conclut le Iraité défonsif du l" mai de la même année avec l'Impératrice- Heine ol la nniventinn de neutralité pour les Pays-Bas, dont les copies sont ci-jointes.
Jusque-l/i l'union des doux cours ne consistoil que dans des liaisons d'amitié réciproque, dans les stipulations d'une défense mutuelle et lo maintien des traités do Westplialio, qu'on avoit pris pour base de la nouvelle alliance ; et quoique l'Impératrice eût fttil des olïres 1res avantageuses au lloi pour Nî porter à eotrer dans des mesures plus étendues conlro h roi de Prusse, Sa Majesté s'y refusa par délicatesse pour ses engagement s, jusqu'à ce quo Sa Majesté Prussienmj eût enfreint lo traité «le la paix générale, conclu à Atx-la-Chapcllo, el dégagé la Franco des gvaoiies stipulées en faveur de ce prince par ce même traité.
Alors Su Majesté qui venoit de donner deux rares exemples de la générosité de ses seutiim-uts h Tégaril du roi do Prusse, Qd donna un nouveau plus singulier encore en faveur do l'Impératrice et du roi de Pologne, électeur de Saxe, Le Roi avoit ailendu que le roi de Prusse eût enfreint les traités pour se lier 4|vec C4!tte princesse, et dès que Sa Majesté Prussienne eut ■Uaqué La Sîiie et la Dohémo, Sa Majesté (it passer cent mille hommes à leur secours sans attendre que le Iraité qui devoit régler les avantages promis pour les efforts qu'il faisoil fût sigué. n ne le fut que lo r^ mai 17o7. Sa Majesté fit plus: dès qu'elle ■ppril la perle de la bataillo de Prague, elle envoya une ucoode armée de quoi'ante mille hommes en Allemagne.
Le traité iniî venoil d'élre signé, slipuloit le concours m elTorls mililairos «lo Sa Majoslé pour procurer à l'Impératrice, au roi de Pologne et à la Suèdo une ample satisfaction sur le passé et des sûretés suffisantes pour ravenir, comme aussi pour maîiiteuir le système gennunique et rétablir le repos à^ l'Europe, en réfîulsant la puissance du roi de Prusse dans de telle* bornes, qu'il ne fùl plus en son pouvoir de trouhh'r à l'avenir la tranquillité publique.
Les efforts militaires du Roi n'étoient pas les seuls auxquels il s'i'ngagiHHt dans ce traité : Sa Majesté s'obligeoit encore à donner dos subsides considérables à rimpérati'ice-Reine, et à soudoyer, k ses frais et pour le même but, le Danemark et la Suède, le roi de Pologne, les électeurs de la maison palatine et de Bavière, le prince-évéque de Liège, le duc de Deux-Ponts, le duc de Wurtemberg et les margraves de Brandebourg; de sorte que le Rni payiûl tous les coups qui dévoient être portés soit par loi, soit pal* ses alliés, à Vennemi de l'Empire, de l'Impératrice cl di' la Saxe, et toutes les résolutions qu'il falloit faire prendre aux princes d'Allemagne contre lui. Enfîn. pour prix des elîoris excessifs qm; Sa Majesté faisoit en tout genre, on slipuJoit un établissement dans les Pays-Ras pour l'infant don Philippe et sa postérité, en échange do Parme, Plaisance et Guasialla qui restoieiit à l'Impératrice ; des précautions pour la tranquillité du roi de Naples ; la cession de quelques places dans les Pays-Bas pour la France et un accummudemeul sur les différends de limites entre les Etals limitrophes des deux cours.
Quelque vaste que fût ce projet, on crut qu'il pouvoit être le fruit d'une campagne ou deux ; mais jamais suC'Cës n'a répondu plus mal aux apparences. Aucun de ces objets n^a été o.véculé; les malheurs multiples et les pertes immenses que la France souffrit en 1757 et 1758 par terre et par mer, ayant mis le Roi hors d'état do continuer les mômes efforts un faveur de ses allié», Sa Majesté fut forcée de prendre un nouveau système qui pût s'accorder avec sa fidélité pour ses alliés, ses devoirs à l'égard dfi ses peuples et le véritable état do sesaffaires.
Elle étoil chargée de deux guerres de diverse nature. Celle qu'elle avoit avec les Ànglois étoit persoimeUe au Roi et à TÉlal,