‹ AustricheChapitre 171 sur 179 · L'ITALIE ET L'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

L'ITALIE ET L'ALLEMAGNE

prend pas de les effoctuor, r'i^st parce qu'il craint l'intervenlion de la maison de Bourbon. C'est lii h peu prfes l'unique objet politique qui existe entre les cours de Vienne et de Madrid.

Rome,

La cour do Vienne est celle de toutes les coui's catholiques qui éprouve les plus grands égards de la part de la cour de Rome. Mais la souplesse romnino a cessé d'èlre efficacj' depuis lu morl de l'Inipéralrioe-Reine. L'Empereur fait des réformes de tous les genres sans consulter le chef de TLglise, et il n'est pas de pays dans la chrétienté où sou autorité soit aussi insignifiante et aussi négligée que dans les États de la maison d'Autrirhe. Le pape' en gémit; mais il est trop éclairé et trop prudent pour manifester un mécontentement inutile.

^^^^ Empire ^Allemagne.

L'Empereur lUnroit être par état le bouclier de la liberté do l'Ailemagne; mais un*^ longue expérience prouve qu'il ne fait usage de sa qualité de chef que pour éliMidre son autorité, <*n employant tantôt les formes établies par les lois, et tantôt lu prépondérance que lui donne natundlemeot sa puissance. Le Bni, comme garant du traité de Weslplialî»^, a le droit de veiller sur la conduite de Sa Majesté Impériale, et comme voisin de l'empire d'Allemagne, il a un intérêt direct an soutien de sa constitution. Cette vérité a 8er\T de base à l'alliance de 1756. et il importo d'nutaut au Roi de la maintenir qu4\ si file étoil détruite, li*» État» de l'Empire ne vcrroient plus d'appui contre les entreprises de rautorité impériale, et la liberté germanique ne .seroit bientôt plus i|u"un être de rai.son. Il importe que Tambaissadeur du Roi ne perde jamais ces réflexions de vue. et qu'il les prenne toujours pour Ifxle, lorsqu'il se trouvera dans le cas d'entrel+Miir les ministres autrichiens des alFaires et de la conslitutiou de l'Empire de l'Allemagne.

En résumant tous les détails dans lesquels on est entré dann

Page 1