BOULEVARD SAINT-OERU AIN
Tout dreitt Téêtrn»
L'objet cl le caracti're du recueil dont ce volume fûime le tomel, onl élé déflnU par M. le Président do la commission des archives diplomatiques, dans un rapport adressé à M. le ministre des affaires étrangères, le 15 décembre i88â * :
Au moment où les mesures si libérales prises par vos prédécesseurs el par V0U4, Monsieur le Pr«'sidf.*iil du couse^il, r«'ndaieiit accessibles nux travailleurs les archives des alFaires L'lriinm''r»'«, lu cofiimissiou a pensé qu'il êlAÏt du devoir du dépurléitif'.nt do ne pas laisser îi d'autres le soin de tirer de ces ardiivea quelques-unes de ces puldiraliuns qui, par leurs dimensions iiDporlanles et par le but élevé quelles so prupusenl, t<enibleut appartenir, eo particulier, à l'iuitiativo du (^ouvernetneut.
Mais, d'autre part, elle* n'a pas jugé oppoiluti puui lu luiuislère des affaires étrangères d'en prendre & lui seul toute la charge el la responsahi- Uié. Il a semblé qu'il serait facile de rencontrer dans la âcien«*e dcscoltaborateun, et dans lludustrit; privée des éditeurs, t[ui acceptassent de coucourir à uue collection sinipteniont entreprise sous la surveillance et sous les auspirr>9 de la conunission.
Ces principes une fois posés, la coniiuission ne devait pas oublier qu'avant tout elle faisait partie de votre département et que son but devait être de roncourir, autant qu'il était en elle, à la préparuliou des atfaires par le souvenir des traditions, à l'instruction du personnel par l'élude des points le» plus intéressants de notre histoire extérieure.
C'est dans ces vue» que la commission, sur un rapport de M, Alheil Sorol, el par une délibération en dale du fi avril 1880, a émis le vœu que te ndnislére des alfaires étrangères autorisi\t el subventiojinàt la publit.-ation du recueil des Instructions dunnées par les rois de l-'runce à leurs ambassadeurs depuis les tniitt'''S de Weslphatie jusqu'ti la Révolulion française.
t. Rapport odresK^ à M. Duclerc. mimstredcs affaires étrongèrei, par MM. Heuri irtia, pr^sideol, <le Ruzi^ri* «t Spuller, vica-présid«ats de la commission den ivn di|ilomatiques. Journal officiel du H janvier 1883.
aacuaiL dos i^^steuct. uiploxat.
AVANT-l'HOPOS.
Auriin rnse iiible de documents uc. nous parait mieux répondre au btil «levA et fiatriolûpn' qui^ riou.s nous «Uions assigné. En elFel, une tradition de tous tonips r»'speclée avait peu à peu développé dans notre dépôt les éléments de celle Lell*' fujblicaliot). Il était de coutume autrefois, lors du dépari de chaquç anJiassadeur, de rédig'er une instruction étendue qui contenait Fexposé des relations antèrieuics de la France avec la cour auprès de laiiuoltc le luinistre était accrédité^ l'élat des (questions pendantes entre les deux cabinets enlin le tracé de la ligne do conduite jugée la plas avantageuse pour l'avenii'.
Ces instrucliooa, reliées l'une & l'autre par le fU invisible, mais toujours présent, do l'intérêt d'État et de la tradition nationale, forment «ajourd'hui un ensemble tellement précieux «|ii*on peut dire qu'il n'en exbte peut-f*tre aucun de plus complet, de plus intéressanlt de plus autorisé et qui puisse mieux servira l'étude dos questions diplomatiques.
Notre recueil aura le mérite de sen'ir d'explication et de commentaire k la conduite politique qui donna à la France une si grande place dans la politique européenne. Il aura en outre Tavantage d'ôtre un objet plein d'enseignement et un digne modèle oiïfrt à l'étude des jeunes gens qui désirent consacrer leurs elTorts ù la défense des înlérf^ts extérieurs de notre pays.
Ne perdajit pas de vue ce but éminemment pratique, la conmii^sion a décidé que chaque voluene du recueil des instructions contiendrait, sous forme d'introduction jjénérale, un morceau historique qui résumerait l'ensemble des traditions politiques dominant les relations de noti'c pays avec chacun des gouvernetnents étrangers...
Le recueil de?< inslnictions données |>ar les rois de France à leurs ambassadeurs on Autrii'he a été conllé à M. Albert Sorel.
Le recueil des inslruetiuus :
En Angleterre, à M. Armand Baschct.
En Prusse, à M. Lavisse.
En iiussic, à M. Harabaud.
En Turquie, à iM. Ciirard de Hialle.
A Rome, à M. Hanotaux.
En Hollande, à M. Maze.
En Espagne, à M. Morel-Falio.
Dans les Étals Scandinaves, à M. Gell'roy.
En Sardaigne, à M. Arniinyaud.
La natun' mémo iln Déjyôt des archives diplomatiques et le caractère des inslruclions ont tlLHoriuiiiê le cadrt." dans Ii'qucl le recueil devait se renfermer '.
Lp Di'pôt n'est régulièn-montconsliliié que depuis le ministère du cardinal deKichelicu. Mah pendant ce riiidislêro'b's guerres ont été fréquentes, et les relations diplomatiques n'ont pris un caractère
1. Uapport f»ii à lu cuuunissiou des arcLives le 6 avril 188(t.