LE CHEVALIER DE GREMONVILLE
La paix du Nord fut rr^tablio en 1660 par le trail('! d'Oliva conclu, \o 3 mai, sous la m^'diation do la Franco, entre la Suède, la Pologne, l'Empereur et l'iMecteur de Brandobourj,', et par le traitt^ de Copi-ribagiie conclu le 27 mai, •î'gajeiiienl sous la médiatiori de la France, entre la Suèdo et le Danemark. (Juatil aux relations du Roi avec la cour de Vienno, il n'y fut rien chanj.'r\ (jtdbert avait quitté Vienne au mois d'avril 1660, n'y trouvant pas, disaîL-il, de dispositions jjour un ftccommûdemenl enli'o le Roi et l'Empereur.
11 n'y en eut pas jusqu'en 166i, et re fut alors la forcn des choses qui amena les deux cours à se rapprocher. Les Turcs, ayant continué ur marche, menaçaient Vienne avec 90,1)00 hommes. L'Empereur pela rBuropc chrélicnnc à son secours et d< -manda m(Vme l'appui He I^>ui^i XIV, Li's «"ercles de l'Empire décidèrent d'erjvuyiT des Iruupcs. Louis XIV s'était enjs'ugé par les traités de la Ligne du Rhin 4 défendre l'Empire, et c'est & ce titre qu'il envoya 4,000 fantassins cl i.OOO cavalit^rs sous les or<lres de Coli^ny. Cette résolution ne pouvait manquer de melire liu aux froissements qui subsistaient entre Louîx XIV et L^opold. Le Roi lit partir pour Vienne le chevalier J TJrelhel i\(> (irémonville, commandeur de l'ordre û*- J»^rusalera
I inl général, qui avait été auparavant amba^^sadenr à Venise. H devait «« présenler à Vienne « on qualité de gentilhomme du Roi, envoya résident m la cour de l'Rjnpereur. » Les instructions (jui lui furent données le 15 août 1661, M. de Lionne rtarit ministre des étrangères, n'avaient rien de général, non plus que l'addition
y fui faite le Î4 août. On verra d'ailleurs qu'elles ont été sans pbJ«U
018 utrmucT. ditloiut.
LE ClIEVALIEIl DE C lî l'MONVILLE, iCUi,
vkifomi: Di- ROI POUR servir d'instructio.v au sieur cuevalikr
DE GRÉMONVILLE s'eN ALLANT EN QUAJ.1TÉ DE SON GENTILHOMME, ENVOYÉ RÉSIDENT EN LA COUR DE l'eMPEREUR. io AOUT 1664'.
Lo Roi, ayunt envoyé un rorps de Iroujios considérable en Hongrie au secours de i'Empcrcur conlrc les Turcs, choisit M. le chevalier de Grémonville pour résider de sa part à la cour de Sa Majiîsté Impériale, et faire auprès d'elle el de ses minisires toutes l«?s instances convenables pour h^ maintion ri la conservation du dit corps.
Ledit sieur chevalier, en passant à Ralisbonne, conférera avec le sieur Gravel^ et aura dims la suite une continuelle coitcsjtoiidance avec lui sur tout ce qu'ils croiront importer à son service, à la sûreté et ;i l'avantage des troupes que Sa Majesté et les princes ses allies ont fait marcher en llongrio pour la défense de la clu'étienlé.
Aussitôt qu'il sera arrivé à la cour de l'Empereur, il fera avertir celui qui a charge d'introduire les ambassadeurs minisli'es étrangers, afin qu'il puisse être admis à l'audience de Sa Majesté* Impériale avec les mêmes cérémonies et de la même manière que TEmpereur a traité, à la IJiète, ledit sieur Gravol.
Il fera savoir son arrivée au comte de Golignv qui commande les troupes du Uoi en llangrie, et lui adressera la lettre de Sa Majesté, par laquelle elle lui ordonne un continuel commerce de lettres avec ledit sieur chevalier et do l'informer do Tétai do toutes choses, afin qu'il puisse faire trouver bon à l'Empereur toutes les mesures qu'il sera nécessaire de prendre pour le raaintieu des troupes de Sa Majesté. Il faudra surtout tâcher d'éviter que ces troupes soient postées en lieu où elles manquent entièrement de vi\Tcs, et pour engager les ministres de l'Empereur à