‹ AustricheChapitre 38 sur 179 · LE COMTE DE LA VAUGUYON. H · texte numérisé non relu

LE COMTE DE LA VAUGUYON. H

entre Leurs Majestés

Roi apprend avec bien de la joie la

avec eontiuuaiion des neun^ux succès th's anuéi's impériales en Hongrie'; que Sa Maji\slé ne doule point que ce prince ne remporte encore dan» la suite du temps ih' plus grands avantages, que, pour lui en faciliter les moyens, elle sera bien aise d'éloigner toute occasion de nouveaux troubles, et qu'elle verra toujours avec plaisir que, dans le lemps qtit* Dieu favorise de ses grâces el bénédictions tes soins qu'elle prend pour la réunion de tousses sujets à 1h religion catholique, apostolique et romaine, il plaise à sa divine providence faire |)rospér«ir les armes chrétiennes contre les Infidèles.

Enfin il fera connaître à riimpcrcur que Sa Majesté ne lui recommande rien plus expressément que de conlribuer par ses soins et par son application h renouer et étreindre plus fortement tous ces liens d'amitié et de bonne correspondance qui sont si nécessaires pour Ir. birn de toute la chrétienté.

Il assurera ensuite les impératrices de Feslime et de l'amitié de Sa Majesté, et il lémoignern 4<nrore k Tlmpéralrice régnante la joie que Sa Majesté a eue de son heureux accouchement.

L^étal paisible où est à présent la plus grande partie de l'Euj'Ope ne donne pas lieu de croire que ledit sieur comte de la Vauguyon trouve beaucoup de matière de négociation à la cour de Vienne; celles dont on lui pourra parler regarderont appa-H remment l'cxéculion du traité de trêve. En second lieu, les intérêts du duc de Lorraine et finalement les secours que la cour de Yienne désireroit obtenir de Sa Majesté pour soutenir la guerreJ en Hongrie contre les Turcs.

1. B Charles de LormiDe uk le aiège devant Vtcegrade et l'emporta kl 16 juin après trois semaiii«s de ti-anchée; il attaqua ensuite 110,000 Turcs camf sur les hauteurs de WaaKt, et les en chassa. Avant la Ad dt? l'auaée, il s'était emparé de Waast, de Peiitb et avait mis le aiége devant Bude; mais la jalouaîtl des uiioistres impériaux tit manquer cette dernière entreprise. En 1683 il assiég Neuhausel ; averti que les Twcs s'étaient prt^sentés devant Graa, il marcha droit ver» eux et le déjlt le 16 août. Le prince Louia de Bade se disling^ beaucouf dans cette affaire, ainsi que les princes de Coati, de la Roche>suT-Yon et un jeun4 M. de Tureane, qui étaient accourus, au grand déplaisir de Louis XIV, servir dans l'armée impériale bous le duc de Lorraine... A la fin de cette campagne, le* Turcs avaient déjà commencé à parler de pair, et les progrès des Impëriaiis Hongrie étaient de plus en plus considérables. » D'Hacssonvilix. Histoire de réunion de la Lorraine à la France, III, p. 367.

AFFAIRES DK LOHUVINK.

Quaul au premier poinl, il feni rouiiDÎlnM'ii termes j^énéiaux que Sa Majesté fait exécuter ponctueHemtîiit le Lrailé de trêve, el que s'il y avoit quelque difficulté sur ce sujet, elle ne peut être traitée qu'k Hatishonne.

Il doit même entretenir pour rot effet une bonne correspondaoce avec le sieur Verjus, afin de pouvoir être infoiTni' par lui de tout ce qui se passe h la diète et [larler en conformité de ce qu'il en apprendra.

Sur le second point, ledit seigneur do la Vau^uyon dira seulement à ceux qui lui en parlcroiU qu'il a été entre les mains da ce prince de profiter de ro qui avoit été stipulé pour lui par tes mim»lr(f« impériaux, et qu'il ne doit pas croire pré.sentenieiit que Sa Majesté donne aucun pouvoir ui instruction à ses ministres de traiter de celte affaire; mais r(jnitni* dans les devoirs qu'il pourra ■Midreà rimpératrire dounirièr4>. d'auhint plus souvent que lor.s- ^*U y a eu une bonne intelJii;t'ntN" entre Sa Majesté et la cour do Benne les ministres du lloi ont re(;u toujours un accueil favora])le B celle princesse et y ont été mieux instruits qu'en aucun autre Bu de ce qui se passe de plus important, il ne faut pas douter ^'elle ne fasse de très pressantes instances audit sieur de (a Yauguyon en faveur du duc de Lorraine auquel elle souhaite Bantiionnémenl de pouvoir procurer un étaldissement plus solide Hpl pour lui que pour ses enfants. Sa Majesté rerommatule encore Bdit sieur de la Vauguyon, soit que celle princesse fasse elle- Bême quelque tentative sur cette matière, soit que le duc île B»r^ailie lui en fasse parler par(|uelqne personne qui soit dans sa confidence, non seulement de leur faire connoltre qu'il n a aucun AODVnirni instruction sur ce sujet, mais même qu'il n'y a (lersonne B France qui ne considine la Lorraine comme im membre si iuaéparablemcnt uni et attaché ati corps du royaume, qi] nu ne

rroil paa en proposer dorénavant le moindre détachement sans

r l'indignation de tout ce qu'il y a de bons Franeois ; que

une partie justement réunie h son tout, tant par le droit de

guerre el de la connsc4ilion, que par les derniers Imités faits

le défunt duc et par le refus de celui d'à-présent de souscrire

conditions que les minislres impériaux avoienl slijiujéesen

Javeur par le traité de Nimè^j^ue; que riim]»ert!ur ni TLinpiru

IfO

Î.E COMTK DF LA VAUfîtlYON, 1685.

un ppuvt'Fil pins ilorrnavanl appuyer les intérêts ot prùli^nlions tliidit eluc. el qu'onlin rien au uiontU' ne serait rap^ible do porUr Sa Majesté à rel/lcher lu moindre partie de la possession où cllo est de ce duché.

En un mot, sur toutes les projiosilious <jui pourront être failcs audit sieur de la Yaus^uyou en faveur <!u due <le Lorraine, il doil s'appliquer h le désabuser de toute espérance qu'il pouvoit avoir de rentrer dans quelque partie de ce duché qui doit être à présent regardé comme une province de France inséparable de la couronne.

Mais si ce prince étant bieii persuadé qu'il ne pourra rien obtenir qu'en renonçant eu faveur de Sa Ma psié et de ses suceesseurs à toutes sortes do prélenlions sur ledit duché de Lorraine. se remettoit enlterement k la i;rnérosilé de Sa Majesté ou faisoit des proposilions do quelque autre éJaUliss<«uient tant pour lui que pour les siens, plus convputible aux inléréls du Rut. Sa Majesté veut bien que ledit sieur de la Vauguyon écoute, en ce seul c^s et non autrement, les proposilions qui lui seront faites et s'engage d'en rendre compte à Sa Majesté, qui l'informera ensuite de ce qu'elle voudra bien faire pour la .satisfaction dudil prince et pour lui donner, et à ses enfants, les moyens do soutenir une dépense plus conforme à leur naissance que l'état où ils sont à présent. Sa Majesté ordoime expressément audit sieur de la Yauguyon do se tenir sur celle mali^re dans jrs termes de cette instruction, sans s'étendre au delà pour quebjue raison que ce puisse être, Quanl au troisième point, il n'y a guère d'apparence qu'aprë» tous les avantages que l'arniée impériale a remportés sur les- Turcs» cette campagne, et les offres que font de toutes parts les princes de l'Empire d'envoyer leurs troupes en Hongrie pour en chasser entièrement les Infidèles, on fasse audii sieur de Isfl Vauguyon une demande si fort hors de saison que seroil celle du secours de la France; et ce seroit tout ce qu'on puuiToil faire si les besoins de la chrélirnlé éloienl assez pressants |»our pouvoir obliger Sa Majesté à Fassister d'une manière convenable à sa puissance. (Vest aussi lout ce qnc^ ledit sieur de la Vauguyon pourra dire sur ce sujet sans même si» charger d'en rendre compte à Sa Majesté.

GUKRRE IVKS Tl'UrS.

ni

Ifajesli* ayant bien voulu iTmelln: ii la décision du Paiic \« différend que fait naître la succession Palatine', il n'y a pas lieu de croire qu'on fasse à la cour du Vienne aucune éiulro propoaiUousurcti sujet audit sieur de laVauguyon; et l'on rLiiivicii(h'.i fnrilement que Sa Majesté ne pouvoil rien fuire qui pût mieux persuader de la sincérité de ses intentions pour le maintien ilo la |»aîx ei du désir qu'elle a de faciliter aux princes ligués contre les Turc» les moyens de les repousser et de remporter sur eux des avanU^es considérables, d'autant plus que la guerre qu'elle a failo, colle campagne, miix corsaires de Barbaiio* el qui <\sl à pK'Scnt terminée aussi glorieusement pour Sa Majesté et aussi n^iintageu sèment pour toute la clirétienté qu'on le pouvoil désirer, leur a ôté les moyens de secourir de leurs vaisseaux pen-

l celte année ramiée navale des Turcs et les a forcés de

dre un nombre infini d'esclaves qui servoient h leur armemcnl.

Ledit sieur de la Vauguyon lâchera de pénétrer s'il se fait quelque négociation avec les Turcs pour un traité de paix et quel en est le succès, pour en rendre compte à Sa Majesté.

H s'appliquera aussi à être bien informé de liniles les diligeaon qui se feront pour rétablir et augmenter les troupes de rEmpereur, la destination qui s'en fera pour la campagne prochaine aussi bien que de celles que les primas de l'Empire enverront en Hongrie, quel pourra être le projet de Taclion des arme», et il informera soigneusement Sa Majesté de tout ce qu'il apprendra concernant les desseins do la cour de Vienne et

Ide tout ce qui peut avoir quelqin- rapport au sen'ice el aux i f . • Ibi ifift.'i r«lccti>ar p»latin étant mort ê&tM héritier diritct, l'élûctorRl nvAit éÊi iloBBéaB doc de Neubourg, beau-p<bre de r«nij>ereur I^opoUl. Mats LnuU XI V, Mm BOB <l« «a tMlle-sQour, Madame, duchesse d'Orleuiis, avait rccbnu*, tlnna U MMMMiofi «lu dernier électeur, përc de Mtidatno, les hiens meublée et certains 4onaiaM alln<iiaux, nolAmment le duché de Simmeren ni !■> comte de .Spoiihtnm. Sur !• refus du duc de Neubourg, qui était bouU'iiu par les proleatalions de toute rAllMBftgne» L.OUU XIV arnit dëcliu^ qu'il prendrait volontiers le Pupe pour ur- Mm M poor jage des prétentions do Madame. » - Camilijb Roiivset, Histoire de Lmwt, III. p. 6t.

1, Efomldirdomenla d'Alger par Du()lte!^n(^, 30 aoùl 1082, juiu et noùt 1684. — Trmile ai)rii«aT«c Alger, 2S arni 168i, Tripoli, 2D juin 1685, Tuais, 3U août 1685.

112 LE COMTE DK LA VAUGIIYON, 1085.

Il iTitrelti-ndra uiu* bonne corrcspondajice avec tous les minisires de Sa Majeslé dans les pays étrangers cl princiiMilemenl, ainsi qu'iJ a été dit avec le sieur Verjus, et iD^rme avec le comte de Robenae^ et se servira pour cet effet aussi bien qm; ponr les letlrrs qu'il écrira à Sa Majesté ou qu'il en recevra, des voies les plus sûres qu'il pourra trouver-

Sa Majesté lui fait même remettre entre les mains deux tables de chîtFrcs, l'une assez facile dont il se servira dans toutes les leltros qui ne demandent pas un p:rand secret, l'autre plus difiirile don! il eliilTrera lui-même les lettres ou articles les plus secrets^ sans contii-r ce second ehilTre à un secrétaire. Et au reste il n'omettra rien pour rendre sa conduite ag^réable à la cour de Vienne et pour s'acquérir l'estime, la confiance et même la familiarité des ministres et des principaux de cette cour afin de pouvoir découvrir ce qui s'y passe dans les entretiens qu'il aura avec eux.

Le maréchal de Schomberg ' , ayant témoigné au Roi qu'il .auroit besoin de la prolertion de Sa Majesté pour pouvoir obtenir jii.stice à la cour de Vienne sur les prétentions qu'il a contre plusieurs particuliers, sujets de l'Empereur, Sa Majesté désire que ledit sieur de la Vauguyon rende audit maréchal de Schomberg tous les bons offices qui dépendront de lui.

Après cet éclaircissemenl ^''néral sur tout ce qui regarde l'emploi que Sa Majesté confie audit sieur comte de la Vauguyon, il doit altenih'c ses instructions particulières des réponses que Sa Majesté fera à toutes ses dépêches; et comme c'est à elle seule qu'il doit reiulre compte directement de l'exécution de ses ordres et que les infumiations qu'elle revoit de ses ministres dans les pays étrangei-s doivent ser\ir de fondement aux résolutions les plus importantes qu'elle prend, la principale partii* de leurs devoirs et la preuve la plus essentielle de leur fidélité est de ne rien ajouter à la vérité, de l'infornier mot pour mot de ce qui a été dit de part et

1. Armand-Frédéric de Scbomberg, maréchal de France, descendait d'une ancieoDe m:i)Bon d'AllemngTie, unie & celle de Oèves dont elle portait les armes. Apre» s'être signalH au service de la France, il le quitta ajtrL'S la révocation de Fédit de Nantes et passa à celui de l'électeur de Brandebourg, puis à celui du prince d'Orange.

DEVOIRS DES AMBASSADEURS

d'autre datui len conférencrK qu'il<t ont avec le prinre ou avec &eA

linistre» et tous autres avec lesquels ils Irailenl, eu sorte que

l'il échappe quelque terme à leur mémoire, au moins ils ne chan-

jeQt rien à la substance. Ils doivent bien peser aussi les avis qui

îur seront doimoB, pénétrer quelles peuvent être les vues et les

itérôtft de ceux dont ils les lieuuenl, les nommer h Sa Majesté

?t enfin, nu lieu île se llaller d'une vaine es(iérjirice <raequérir du

^mérite auprès «l'elle en embellissariL leur récîl el leurs avis aux

dépens de lu vérilé, ils doivent être persuadés que ce n'est qu'eu

»*y attachant exactement qu'ils peuvent mériter l'honneur de son

mlime. Ainsi elle se promet que ledit sieur de la Vaueuyon ne

e départira jamais de cette rèiile ipTelle lui présetiLe comme la

inviolable.

Outre ce qui est contenu dons la présente instruction des a\is

ordinaires que le Roi veut que ledit sieur de la Vau^^uyon lui

^donne de tout ce qui se passera dans ladite coiirdi- Vienne, Tin-

lention de Sa Majesté est que tous si'S niinislies au dehors lui

rapportent au retour de leurs emplois une relation exacle de

oe <{ai s*y sera passé de plus important dans les négocia-

qu'ils auront conduites; de l'état des cours et des jiays où

auront servi ; des cérémonies qui s'y ohsi'rvent soil dans les

ilréc», 6oil dans les audiences ou dans toute autre rencontre;

lu génie et des inclinations des princes ou de leurs ministres, el

ifin tout ce qui peut donner une cùnuoissance parliculière des

'ux où '\\s auront été employés et des personnes avec lesquelles

Is auront négocié. Ainsi ledit sieur de la Vaueuyon aura soin

de pn»parer un mémoire de cette sorte, en fonne di' relation,

II» remploi que Sa Majesté lui conlie pour le mettre îi son re-

Iniir entre les mains de Sa Majesté.

F«ilà Foiitaintdtiouu, le 21 octobre ]683.

VndanI t\w M. de la Vanguyon était à Vioiine, l'inipérairicn dinmirién', Kléonore de Gonz.igue, muurul \H)Htî). Louis XIV chargea on envoyé extraordinaire de porter à l'Empereur ses compliments de Cijndoléance. Il choisit pourcitle mission !<• inurquis de Villars, dont W piTe ttVail été ambassudeur en l«).spaj,'ne el qui avait pris une part bnlUnle aux dernières campugne;).. Il n'était encore que rotunel.

UOIVL Ma miTRCCT. DiPLOMAT. I. — 8

rïïTjYO.N, HiSsT

Lo pniiri|»al iihjrt do sa mission «''lail fit* s'arr(''l<'r t\ Wunuh, \im do r<>li>clPiir il(' Biivièn'. fivrr i\v la Dmi[»liini', el de le d«Hachi.'r de l'alliance do rEiiiporour pour le ramener à celle de la France. OUc dcrnièif ni'j,'nciati(iii se raUachant aux ndahons dp la France axcf la Baviôre, un ne d«jnni? ici qiu' la parliu des instrucUons de Villarsqui a Irait à la cour de Vienne. Ces instructiuns sont du \ i janvier lft87. M. de Groissy étant minisire.

MÉMOIBE l'Orn SERVIR d'inSTRUCTIO:* au SlEl'R MABQl'IS liK VILLAB*. s'k.N allant a vienne, en C'I alité d'envoyé EXTRAOItUINAIRE Dl.

«A MAJESTÉ. 14 JANVIER 1G8T ' [EjUrait).

L'Emperonr ayant donné part à Sa Majesté par le comte de Lohkovitiî. siin envoyé extraordinaire auprès d'elle, de la mort de rimpératrirc Eléoiiore. sa belle-mère. Sa Majesté a voulu témoigner à i*e prince eomliien elle s'intéresse à ce qui le regarde, par IVnvoi exlrHordinaire d'une, personne de sa cour, Ctipable d'exéeuler ses ordres à la satisfaction de Sa Maje»lé impériale. (î'esl piinr rrt elïel 4|u*elle a jeté les yeux sur le sieur marquis de Villars, étant persuadée qu'il joint au zèle qu'il a pour son service et tlont 11 a donné des preuves dans toutes les occasions qui se sont présentées, toutes les qualités uéeessail*es^ pour se bien acquitter de son emploi.

L'intention de Sa Majesté est qu'aussitôt que ledit sieur marquis de Yîllars sera arrivé à Vienne, il e»>ucerle avec le comte de la Vau^uyon, son envoyé extraordinaire en cette cour, le» mesures qu'il devTa prendre pour obtenir ses audiences de l*Emfiereur el de rinipéralriee le plus tôt qu'il sera possible.

Il rendra à im- jirtnri? les letlres que Sa Majesté lui écrit au sujet de la mort de Flmpéralricc douairière. Il l'assurera de U part que le Roi a prise ii la douleur que cette mort lui a causée; que Sa Majesté sait que son aflliclion est d'autant plus juste I qu'elle é toit informée du mérite de celle princesse, de l'afTeclion qu'elle avoit pour rEnipereur, el de la reronnoissane-e qu'elle témoiguoit de la manière dont il en aviul toujours Usé à

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