‹ AustricheChapitre 5 sur 179 · IS · texte numérisé non relu

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I, — Alliaoce de la Russie el de rAutriche, 524. — Conséquences qui

«0 r«»att]l«nl dans les rapports de ces deux cours avec la Prusse, 525. —

Aauexioa de la Crimée par Catherine 11, 525. — Conduite de la France, 526.

— Efforts de la France pour détourner l'Autriche de ses desseins contre la

Turquie, 52€. — Réponse de la Russie aux observations de la France, 5S7. —

|ilôl« de l'Angleterre, ."ias. — Que lo Roi na s-iurait sacrifier sa dignité et Ie«

[Intérêts de sa couronne à son alliance avec l'Autriche, 529. — Conditions du

I auiolien de cette alliance, 529. — Bases du système de la France, 529. —

Langage à tenir à Vienne, 530. — Langage tenu à Constaatinople, 530. —

VoM de l'Autriche an sujet de la Prusse, 531 ; — de l'Angleterre, r>3i ; — de

la Sufcde, du Danemark et de la Hollande, 532 ; — de l'Italie et do l'Espagne,

S33; — de Rome, 533; — de l'Empire d'Allemagne, 533. — Résumé de l'état

(àm ohoMs. 534- — Crise dont est menacée l'alliance, 534. — Vues de ta France

tôt ïm% affaires d'Orient, 533.

FIN DE LA TABLB DES CUAPITRES.

INTRODUCTION

La rivalité do la France cl An l'Aulriche au xvii" sièclo avait cauâo el sa raison d'iHre dans les origines des deux Elals,

En France, dès que le royaume fui délivré des Anglais et que la monarrhie fui consliluée, les rois cherchèreut à étendre, en le» assurant, les liniiles de l'Etat. La nature des choses et les traditions historiques les poussaient à chercher celte extension du côté du nord et du côté de l'est.

Dans les Flandres el en Franche-Comté, la France rencontrait la maison de Bourgogne; dans les territoires intermédiaires, la maison de Lorraine, qui, l'une et l'autre, éliiieul liées k leiiipirt* d'Atlemaguo par plusieurs de leurs possessions; elle rencontrait ailleurs TËmpire niAme et, en Alsace, Tuue do ses maisons les plus puissantes, celle de Ilahsbourg. D'autre part, hi monarchie es|»agnole, voisine et rivale de la France, redoutait tout accrois- >ment de la puissance française et sV opposait. Uivalilé avec rCspagno, conflits avec l'Empire, prétentions sur les terres de Bourgogne, ces Ij-ois causes d'hostilité et de lutte concourureut pour mettre la monarchie française eu opposition directe avec la maison d'Autriche qui réunit en elle la monarcliic espagnole, l'empire d'Allemagne et l'hériUige de Bourgogne.

Originaires de la vallée supérii'ure du Ilhin *, les comtes de

I. Voir ; Hiulv, Utthirr df Ui formation Urritoriait rfes État» de l'Europe c<"«t. 1, Ut. Ul : Ia Monarcbie nutnchieauc. Paris, 1876.

asccuL Dit» iKcmccT, wnouAT,

INTRODUCTION

Habsbourg étaient devenus, au xii* siècle, landgraves héréditaires de la Ilaule-Alsaco. En 1273, l'un d'eux, Rodolphe, fui élu roi de Germanie, et, sans abandonner ses possessions rhénanes, arquil pour sa famille un vaste établissement à Faulre extrémité du TEmpiro : los Etats autrichiens proprement dits. Lorsqu'en M 1493 un de ses descendants, Maximilien I", fut élu empereur, il était un des plus puissants princes de rAllemagne, possédant l'Autriehe, la Styrie, la Carinlhie, la Carniole, Gorice et Grudisca, ristrio, le Frioul, le Tyrol, la Haute-Alsace et des terres dans la Forêt Noire. A ces territoires héréditaires de la maison d'Âu- Irichi', il avait ajouté en 1477, par son raariag;© avec la duchesse Marie, héritière de Bourgogne, ceux de cette puissante maison. Sauf le duché qui, en qualité de Hef mAle, fil retour à la couronne do France, le reste de l'héritage, les Pays-Bas et la Franche- Comté, passèrent à la maison d'Autriche. C'est le point de dépail de la lutte entre tes deux dynasties el entre les deux Etals.

« Ce m.ariagG, écrivait Baylc dans los dernières apnées du xvii' siècle', ce mariage fut la naissance d'une guerre qui a duré ■ plus do deux cents ans, et qui a la mine de durer encore beaucoup. Elle a été quelquefois interrompue par répuiscnieut des comJiattants ; mais ce n'a été que pour revenir, h la manière des fièvres intermil lentes, dès que la matière dissipée a pu se renou- ■ vêler. De là sont sortis des fleuves do sang, et une infinité de brùlemenls, de saccagemeuls el de misères... La France cl la miiison d'Autriche, les principales pai'ties qui ont disputé ce morceau de terre, ont engagé à cette dispute la plupart des princes chrétiens. Car lorsque la dernière a été trop en état de se maintenir, on a secondé la première dans ses attaques; el lorsque collc-ci a été trop en état de conquérir, on a secouru l'autre vigoureusement... Tant qu'il restera un pouce do terre à gagner,... ce sera un levain et un ferment infaillible de nouvelles guen'es. »

La lutte contre la maison d'Auti'iche devenait ainsi une condition nécessaire de la formation territoriale de lu France; les événoraenls en firent très promptemenl une condition noces-

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