AFFAIRES DE TURQUIE
une république qui a signé le traité de Carlowilz ' do concert avec lui, soit pour défendre son propre pays si les Infidèles l'atta.quent, ou bien enfin il se peut faire qu'il croie la conjoncture favorable pour étendre ses conquêtes vers le Levant, et même qu'il juge nécessaire d'occuper une partie des troupes qu'il conserve sur pied.
Quel que soit le motif des résolutions qu'il prendra, le sieur Mandat doit être très attentif à ce qui se passera du côté de la Hongrie.
Il doit aussi donner une attention particulière à découvrir les résolutions que prendra l'Empereur au sujet du différend pour la Barrière des Pays-Bas, soit que les instances du sieur Cadogan aient produit TefTet que les HoUandois s'en promettoient et que l'Empereur ait cédé aux représentations et aux offices du roi de 1^ Crande-Bretagne, soit qu'il ait soutenu avec fermeté l'engageinent qu'il avoit pris.
Ce sera donc sur tous ces points que le sieur Mandat inforlaera particulièrement le comte du Luc de tout ce qu'il apprenàr'et jusqu'au moment que cet ambassadeur arrive à Vienne. En Q&ême temps le sieur Mandat fera savoir au Roi, tous les ordiûaires, ce qui pourra venir à sa connoissance qui aura quelque rapport au service de Sa Majesté.
Fait à Versailles, le 17 mars iU'ô.
l- Par le traité de Carlowitz, signe ea 1699, l'Empereur acquit la Transylvanie «t c« que les Turcs tenaieat eu Hongrie ; Venise eut la Morée et presque toute la D^zuiitie. Les Turcs recommencèrent en 1715 la guerre contre Venise, sous prétexte d'un secours fourni aux Monténégrins.