MARIAGE DE LOUIS XV
peut-être la politiqiin les porleroit-elle à en contracter de plus cnduâ : résolus «l'y manquer lorstjuaijrès en avoir tiré relaliveenl à l'Ang^leterre el k la Ilollande le fruif qu'ils peuvent en Ulendrt', et <ju*il8 ont toujours espéré, ils n'auroîenl plus de raion principale de garder fidélité à riîspagne.
Telles sont les considérations qui doivent faire l'objet des
éflexions du sieur duc de Richelieu. Dans celte situation, il dnit^
l'xaminant re qui se passera entre l'ineonnu qui est à Vienne,
l le» ministres de FEmpereur, et lâchant de s'en instruire, n'rri
moigner aueune inquiétude; traiter au dehors de chimère toute
ooialion pareille dont le public parleroit : laissant entendre en
qu'il est des erreurs qui ne peuvent pas durer, et que
e trouvera, de I» part du Roi et du roi de la firando-Bre-
e, une sûreté et une protection que vainement «die rheiclu-
il el qu'elle ne Irouveroit pas ailleurs ; que le renvoi de
Infanti.' n«' met dans le Cicnr de Sa Majesté aucun éloignemenl
ur le roi d'Espagne; que c'a été un événement Forcé par ta
des choses et par des circonstances sans remède; que les
térêls de l'Espagne n'en sont pas moins chers à Sa Majesté, et
que le Roi. de concert avec le r<ii d'Angleterre, les appuiera
toujours conformément aux termi's des traités.
Du reste. Sa Majesté ne peut trop recommander au sieur i\ne de Richelieu d'employer toutes sortes de moyens pour être ins- Iruil à temps du la suite de ce qui pnurra se négocier entre les cours de Madrid et do Vienne; et s'il apprenoit même sur cela de* choses pressantes, il ne doit pus diiïérer d'en rendre cuuiple à Sa Majesté par dos courriers exprfes, pour recevoir sans retardement «es ordres.
Fait à Marly, le *28 mars ili",.