‹ AustricheChapitre 75 sur 179 · MARIAGE DE LOUIS XV · texte numérisé non relu

MARIAGE DE LOUIS XV

Ln première circonatance roule sur les soupçons, peut-èlre

i?!ti fûiidés que l'on a d'uno négociation l'nlamée euirc. les cours

• Vienne et île Madrid, h ce que Ton peut jug«M', pour un

^"^^^u-iape entre un des princes d'Espagne et une des archidu-

^^«sses filles do l'Empereur.

La seconde est colle du renvoi do l'Infante et de la résolution 1*1 e Sa Majesté a prise d'assurer dès à pri'sent sa postérité pjir «1 mariage.

Les ministre.H de l'Empereur, peines de la situation des

tTiiires, telle qu'i'Jli* a été dépeinte dans la première instruction

les Sa Majesté, ne pouvoieiit pas m^mf cacher leurs inquiétudes.

>l quuiqu*ils eu supprimassent los motifs aux yeux des étrangers,

ïi n'éloit pas difficile do juger quels ils étoient.

Les ministres de TEmpercur témoignoient même, contre leur liuaire, désirer la prompte conclusion dnn traité à Cambrai, et •oissoiont craitidn» tout ce qui pourroit rallumer la guerre m fHurope; et Ton pouvoit croire qu'ils avoient quelque inquiétude »ur La manière dont les afTaires qui les inléressoient soit direclodont soit indirectement pourroient se tourner.

C'a été dans cette circonstance qu'on a vu des marques de ^Atisfiuïlion et de joie succédera loxléricur le plus peiné, comme (i toutes les affaires qui avoient pu donner lieu aux inquiétudes le» ministres de la cour de Vienne eussent été terminées à leur ili<tfaclioti dans le temps cependant quu Ton no voyoit aucun hangnmenl a|>parent survenu dans les alTaires générales. Il a Nsillu chercher la cause de ce changement dans quelque chose ^*élranger à la négociation de Cambrai, et Ton a en quelques "ï^olions qu'un homme que Ton sujqvosoit être le sieur do Riperda ', Cii-Jovaut ambassadeur des Etats généraux en Espagne, étoit Secrètement ^ Vienne, et qu'il avoit de fréquentes conférences ^fe.voc le» ministres de l'Empereur.

Plusieurs autres cii*constances rassemblées et rapprochées ont il croire que le duc de Panne étoit le médiateur de toute celle

I. Rip«rda» oé à la. ûa. dn xvtt* aiècle, i Oroningue, ambusadear de Hoilaml*^ M»(lrvi( «a {71S, abjura le protestantisme, ga^ia I» fiiviMir de Philippe V^ et Tui «n»')jri^ à V>»nu»r, en !Tii, pour négocier sotrèteraent In x'éconcilialion du l'ICHpugui* «UiU i'Kiupervur. Dugracid en 1134, il mourut en 1137.

K DUC DE RrCHFLIEU, 1725.

alTHiro dont on n'avoit t'n<orequ<> des connoissanccs 1res obscurci ol. Irôs im]>arfaiU's.

D'un ct)U'', on no pi'ut pas siipjioser qao. les miDislres de la roiir do Madrid aient pu so flatter de mener à une heureuse fin quelque nég-ociation que ce soit avec la cour de Vienne, moins encore celle d'au maria},^e.

El «le Tautre, l'on peut croire que les ministres de l'Empereur, désiraut de détacher de la France TAnj^leten'e et la Uollaadc, ont regardé, comme ini moyen de remplir plus tùt cette vue, tout ce qui pourroil désunir l'Espagne d'avec la France; que, pourwi elTct, ils ont profité de la première occaisinn qu'ils ont pu avoir pimr fialter \v roi d'Espagne sur ce qu'ils pouvoient juger qui le touehoit principalement; en sorte qu'ils pussent, pendant Iff temps qu'il leur seroit possible do soutenir l'illusion. essayiT de faire renaître en Angleterre et en Hollande les principes tjui avoienl conduit à la ligue de 1701 et qui l'avoienl soulcniio p'-ndaiit si longtemps.

Elle a eu des elTets si pernicieux au royaume que, quoique peu d'apparence qu'il puisse y avoir que ces dispositions renaissenl en leur enlier, on ne peut être cependant trop attentif ù tout ce qui pourroit y coutriliiier; et la considération, si souvent employée, de la puissance formidable <lu Hoi ne seroit peul-^tre pas encore tellement détruite que les ennemis de la France tu' pussent en cmplityer le prétexl*' et acquérir pur là un parti supc*rieur eu AngiLtrrre et en Hollande surtout.

La résolution que Sa Maji'sté vient de prendre de rcnvoyi't rinfante, quoique fondée sur les motifs les plus puissants, ains* que le sieur duc de Richelieu le verra par le mémoire ci-join inspirera sans doute à la vc'mv d'Espagne un nouvel éloigneme*^ do la Franco; rt il est vraisi'mhlaltle que celte princesse doûDor^ si elle peut, une nouvelle activité aux démai'ches que l'on a li de croire qui ont été faites depuis quelque temps à Vienne. L ministres de rEmpcreurparoîtrout s'y prêter d'abord avecempre^ sèment en Daltanl la douleur de la reine d'Espagne, etquelq peu d'apparence qu'il y ait qu'ils voulussent prendre des cnga ments plus avantageux à l'Espagne que ceux portés par le de Londres, dont l'exécution est une chose encore fort équlvoq

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