‹ Autant en emporte le ventChapitre 3 sur 8 · UNE JEUNE FILLE PARLE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FILLE PARLE

Les fenouils m'ont dit : Il t'aime si Follement qu'il est à ta merci ; Pour son revenir va t'apprêter.

— Les fenouils ne savent que flatter ! Dieu, ait pitié de mon âme!

Les pâquerettes m'ont dit : Pourquoi

Avoir remis ta foi dans sa foi.

Son cœur est tanné comme un soudard.

— Pâquerettes vous parlez trop tard !

Dieu, ait pitié de mon âme !

l8 AUTANT EN EMPORTE LE VENT

Les sauges m'ont dit : Ne l'attends pas, Il s'est endormi dans d'autres bras.

— O sauges, tristes sauges, je veux Vous tresser toutes dans mes cheveux.

Dieu, ait pitié de mon âme !

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