‹ Autant en emporte le ventChapitre 2 sur 8 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

Hors des cercles que de ton regard tu surplombes, Démon Concept, tu t'ériges et tu suspends Les maies heures à ta robe, dont les pans Errent au prime ciel comme un vol de colombes .

Toi, pour qui sur l'autel fument en hécatombes Les lourds désirs plus cornus que des égipans, Electuaire sûr aux bouches des serpents. Et rite apotropée à la fureur des trombes;

l6 AUTANT EN EMPORTE LE VENT

Toi, sistre et plectre d'or, et médiation, Et seul arbre debout dans l'aride vallée, O Démon, prends pitié de ma contrition :

Eblouis-moi de ta tiare constellée, Et porte en mon esprit la résignation.

Et la sérénité en mon àme troublée.

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