CONTRE JULIETTE
Pour vous garder de mal empire, Pennon d'Amour et gonfalon, Je vous donnai ma chevelure Couleur des flots sous l'aquilon.
Boucliers aux tendres devises, Ecus de pleine loyauté, Je vous donnai mes fiers yeux contre Votre propre vulgarité.
Coupe de mélodie et baume, Afin de vous extasier Je vous donnai ma bouche vive.
Telles les roses au rosier.
Dames d'atour et chambrières Attentives à votre arroi, Je vous donnai mes mains plus nobles Que la couronne au front d'un roi.
Et je vous donnai — ho ! prodigue — Et je vous donnai par monceaux, Tous les trésors de ma pensée Comme des perles aux pourceaux.
Psyché, mon dme.
Edgar Poe.
C'était comme le champ de Pharsale : des blessés Hideux Mouraient sur le bord des fossés ; — Là, où nous revînmes tous deux,
Avec Psyché, mon âme.
Et je lui dis a N'est-ce pas ? » Et je lui dis « Ces arcs comme ils s'écroulent, et ces butins quels oripeaux ! Ah, maudites étaient nos armes, et maudits Nos drapeaux !
Psyché, mon âme ! »
C'était comme un Purgatoire, où des ombres aux abois! Levaient des fronts honteux, Et se tordaient les doigts ; — Là, où nous revînmes tous deux,
Avec Psyché, mon âme.
Et je lui dis t N'est-ce pas? « Et je lui dis « Ah, ces damnés que chasse le regret, En fleurs bénignes de Paradis Qui jamais les mettrait,
Psyché, mon âme ! »