‹ Autels mortsChapitre 128 sur 177 · N’ENTENDS-TU PAS · texte numérisé non relu

N’ENTENDS-TU PAS

N’entends-tu pas au loin ce bruit d’une eau qui tombe ? Dans le calme des soirs on dirait un appel,

L’appel sourd du néant à l’âme qui succombe..»

Le ciel, d'un bleu verdâtre, a des tons de pastel,

Un étang immobile, en sa teinte indécise,

Paraît un lac de rêve au contour irréel...

Déjà sur les coteaux flotte une vapeur grise,

Un papillon de nuit me caresse en passant.

Tout repose. Tout dort. Pas un souffle de brise...

Mais l'eau sombre, là-bas, bondit en glapissant Et le caillou poudreux et le nid de colombe,

Effarés, glisseront dans les flots du torrent...

N’entends-tu pasau loin ce bruit d'une eau qui tombe ?

Les jours passaient. Peu à peu les répercussions des grandes secousses de la guerre s’atténuaient par Phabitude. On était trop loin du front pour continuer à vivre dans un état d'excitation permanente. Et Claude s’expliquait maintenant comment aux époques de grande crise, aux guerres de l’Empire, aux invasions, la vie qu’elle croyait bouleversée

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