DOUBLE CARACTÈRE DE LA PRÉDICATION ÉVANGÉLIQUE
De ce que l’apôtre n’entre dans aucun détail sur les événements de la vie du Christ, il faut conclure que ce n’était pas le récit de ses paroles et de ses actions que le prédicateur chrétien présentait en premier lieu aux auditeurs qu’il voulait convertir. Il traitait sans doute d’abord une question théologique : l'apparition sur la terre du Fils de Dieu pour opérer la rédemption des
(1) Gal, 0, 19 a 25 v 175 M 19145: = 1 Cor, iBaR, 255, ad -HiCorsexm, "hs -
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hommes, suivant la promesse des Écritures, et l’application au Messie annoncé des passages des livres sacrés qui l’avaient décrit d'avance. C’est par l'exposition de ce système qu’il commençait, comme aujourd’hui dans l’Église on enseigne, avant tout, le catéchisme. Voilà certainement ce que S. Paul appelle son évangile, ce qu'il soumet à Jérusalem, en l’an 52, à Pierre, à Jean et à Jacques qui, dit-il, se trouvèrent en parfaite communion d'idées avec lui (1). Cet enseignement n’était écrit dans aucun livre, il se transmettait de bouche en bouche par tradition. On devenait chrétien par un acte d'adhésion à cette théorie et par la réception du baptême. |
Mais, ces premiers principes une fois établis, les fidèles devaient demander avec une avide et fervente curiosité l’histoire détaillée des années que le Sauveur avait passées sur la terre, et les apôtres ne pouvaient manquer de répondre avec empressement à ce désir. Ceci nous ramène ‘à l'Évangile de S. Luc, et nous allons maintenant l’examiner.
(r) Gal., 1, 2.
L' RADE 117 SÉTMNIS FM
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