‹ Authenticité et date des livres du Nouveau TestamentChapitre 6 sur 85 · AFFAIRE DE LA CIRCONCISION D’APRES S. PAUL · texte numérisé non relu

AFFAIRE DE LA CIRCONCISION D’APRES S. PAUL

Que dit maintenant de son côté l’auteur de l’épître aux Galates (1)? « Je montai à Jérusalem avec Barnabé. Nous emmenions Titus avec nous. Je faisais ce voyage pour obéir à une révélation. Là, je soumis l'évangile que je prêche aux Gentils à l’examen des fidèles et notamment de ceux qui semblaient avoir de l’autorité, dans la crainte de courir ou d’avoir couru pour rien. Titus, qui m'accompagnait et qui était gentil, ne fut pas contraint de se faire circoncire. Les difficultés venaient de faux frères furtivement introduits pour se livrer, dans le désir de nous réduire en servi- tude, à l’inquisition de notre liberté que nous avons dans le Christ Jésus. Mais nous n'avons pas voulu, même un instant, nous assujettir à leur domination, afin que la vérité de l’évangile demeurât parmi vous. Quant à ceux qui paraissaient avoir de l'autorité (quels ils furent autrefois, peu m'importe, Dieu ne fait pas acception de la personne de l’homme), ils ne m'opposèrent rien. Au contraire, voyant que l'évangile du prépuce m'avait été confié, comme à Pierre celui de la circoncision (car celui qui a aidé Pierre dans l’apostolat de la circoncision m’a secondé parmi les Nations), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui paraissaient être

(1) Gal., n.

les colonnes de l’Église, me donnèrent la main ainsi qu’à Barnabé en signe de communion, et il fut convenu que nous prendrions, nous, le département des Gentils, et eux, celui des circoncis. Ils nous demandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai eu grand soin de faire. »

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