ACTES
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un certain Jean rpsoébresos, le prêtre Jean (M. lepasteur Michel Nicolas se donne le ridicule de dire le « presbytre » Jean). De ce Jean, d’ailleurs, on ne sait quoi que ce soit. Un nom et un titre, à rocofbrepos ’Iwgvvne, voilà la seule trace qu’il a laissée dans l’histoire. Il n’en faut pas davantage à M. Nicolas pour édifier tout un système qui a été accueilli avec faveur (1). M. Nicolas a remarqué que la deuxième etlatroisième épiître de Jean commencent ainsi : O rpsofurepos” Exexr nupla . not vois réuvots abrnc (2), OrpecBürepos l'air ayarnro(3). Pour lui, il n’y avait évidemment qu’un « presbytre » dans toute la chrétienté à la fin du premier siècle,et ce « presbytre » c'était Le « presbytre » Jean. Et voilà trouvé l’auteur des trois épîtres mises sous le nom de S. Jean, ainsi que du quatrième évangile.
N’en déplaise à M. Nicolas, on comptait beaucoup de « presbytres » et même de prêtres dans l’Église au moment où le premier siècle finissait. Les Actes des apôtres (4), les épitres à Timothée (5) et à Titus (6), lépître de S. Jacques (7), la lettre deS, Clément parlent de prêtres. Papias lui-même, dans la phrase citée, constate qu’il y en avait d’autres que le Jean dont il s’agit : « S’il arrivait, dit-il, quelque personnage ayant suivi les presbytres (j’emprunte à M. Nicolas sa traduction), je lui demandais ce qu’il avait entendu d'eux. » Nous ne voyons aucun des apôtres, dans les épîtres, se désigner par ce seul mot
(1) Nicolas. Etudes critiques. Nouveau Testament, pp. 201-208, (2) IT Joan., t.
(3) IT Joan., 1.
(4) Act, x1V, 22; x, 2.
(O)'I Tim, v, 17519.
(6) Tif., 1, 5.
(7) Jac., v, 14.
« Papôtre », parce qu'ils étaient douze et qu’on n’aurait pas deviné duquel il s'agissait, Comment veut-on qu’un titre si commun que celui de xoscfbreses ait pu servir à distinguer d’une manière exclusive une seule personne ?