‹ Autour d'un petit livreChapitre 107 sur 111 · Comme il ne s’agit pas ici de moi ni de mes opi · texte numérisé non relu

Comme il ne s’agit pas ici de moi ni de mes opi

nions, je crois devoir observer, pour l'édification du lec-

teur, que jignore absolument lexistence de mon « parti », de mon « camp », et les «qualifications humouristiques » dont mon « parti » s’est permis d’affubler mes « adversaires ».

A. Loisy. — Autour d'un petit livre, 19

tion des mythes babyloniens, mais les meilleures plaisanteries sont les plus courtes, et il faut n'avoir jamais lu deux lignes de M. Loisy pour ignorer l’attrait invincible qui l’attire vers les problèmes théologiques! |

Certes, aucun avantage de polémique ne be compenser les pertes que nous avons comptées; mais, en somme, il est rigoureusement vrai que les théories critiques de M. Loisy sont aussi fatales à la foi chrétienne que celles de M. Harnack, et l’avantage qu’il emporte sur le terrain de l'Église n’aboutit à rien de solide ; car, qui consentira à accepter le joug de l'Église, — c'est un joug, — gi elle n’a pas été instituée par Jésus-Christ, et si rien ne prouve que Jésus-Christ soit Dieu ?

Harnack soutient avec force contre les savants israélites l'originalité de l’enseignement de Jésus. Si on a pu citer chez les rabbins des traits analogues à ceux de l'Évangile, Jésus a prêché la vérité déjà connue avec une telle pureté et une telle force que c'était vraiment du nouveau. S'il a admis la tradition populaire du royaume de Dieu, attendu comme une apocalypse, il y a introduit l'idée nouvelle de

a rénovation intérieure qui commence le royaume. C'est par là que sa religion n’est pas celle de désespérés qui sentant que la Lerre leur échappe, s'emparent du ciel; c'est une religion qui, au delà des

Le. est ee de s'en tenir au pur

omaine de l'histoire, mais au point de méconnaître fond humain, toujours le même, qui correspond fond immuable de l'Évangile. N'est-ce pas une ion de désespérés que celle qui nous est décrite ? La comparaison des disciples avec les oiseaux du 1 et les fleurs des champs montre que ce n'est pas ment le souci inquiet pour les besoins corpo-

EN mais le travail même quiest défendu ou décon-

ÿ, Jésus n'avait pas à tracer un programme à une té qui allait finir.

. Harnack concède que Jésus Se dit Fils de d’une façon unique. C'est ce que Loisy ne veut

) psychologique et il lui restitue son véritable . Mais Jésus n'a probablement pas prononcé ces les, il ne s'est jamais cru ou dit Fils de Dieu on D et ee sue maigre compensa-

3. Voici encore plus grave. D’après Harnack, la première communauté regardait la mort du Christ comme un sacrifice offert pour la rémission des péchés ; il est historiquement certain que saint Paul lui a emprunté cette idée qu’il a développée théologiquement. D'après Loisy, cette idée est découverte par saint Paul.

4. Enfin, l'Église. Les deux savants ne paraissent pas d'accord sur la philosophie de l'histoire. Pour Loisy comme pour Harnack, l'Église s’est développée dans une certaine,ligne, d'après l’impulsion de l'esprit de foi et sous la pression des c rconstances. Le mouvement était donc en quelque sorte fatal. Mais il semble que pour Loisy, tout ce qui existe falalement est légitime : « le développement doetrinal chrétien était fatal, donc légitime en principe! », et encore : « En même temps, chaque progrès s'explique par une nécessité de fait qui s'accompagne de nécessités logiques ? », tandis que Harnack admet dans l’histoire des régressions et des rechutes. Ce dernier système est incontestablement plus conforme à la théorie de la liberté humaine ?..….….

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