JEAN, nr
a— 100 — £ans l'avoir vu dans sa manifestation historique, au grand miracle de salut qui s’est opéré et s'opère par le Christ. Le paralytique de Béthesda, qui attend inutilement, depuis des années, sa guérison dans la piscine aux cinq portiques, figure spécialement le peuple juif, qui a cherché en vain son salut dans la Loi.
Par le discours qui s'y rattache, on voit que cette histoire est un symbole de la grande œuvre ! que le Christ est venu accomplir en ce monde. Le caractère durable de la rédemption, la permanence du don divin sont encore signifiés dans la multiplication des pains. Le miracle de Jésus marchant sur les eaux complète la leçon des pains multipliés, en faisant entendre, conformément à ce qui sera dit après le discours du pain de vie ?, que le Christ vivifiant est le Christ glorieux, le Christ esprit, le Verbe rentré dans la gloire de l'éternité. L'histoire de l’aveugle-né prêche le Christ lumière; celle de Lazare, le Christ vie. Tous ces miracles révèlent une fonction du Sauveur, un aspect de sa mis-
L'AJEAN, v, due