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l'histoire, que la foi catholique est incompas tible avec la connaissance de la vérité sur les origines du christianisme. Ce qui inquiète l'esprit de ces fidèles au sujet de l'Écriture, c'est l'impossibilité où un homme, jugeant selon le sens commun, se trouve de concihier ce qu'on voit que la Bible est comme livre, et ce que nos théologiens semblent afirmer de sa vérité absolue et universelle.
Ce qui mquiète l'esprit de ces fidèles au sujet de la tradition, c'est l'impossibilité de concilier l'évolution historique de la doctrine chrétienne avec ce que nos théologiens semblent affirmer de son immutabilité. Ce qui inquiète l'esprit de ces fidèles sur la divinité du Christ et « sa science infaillible », c'est impossibilité de concilier le sens naturel des textes évangéliques les plus certains avec ce que nos théologiens enseignent ou semblent enseigner touchant la conscience et la science de Jésus. Ce qui inquiète l'esprit de ces fidèles sur la rédemption opérée parla mortdu Christ, c’est l'impossibilité de regarder comme adé-
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quate à l’économie du salut une théorie conçue dans l'ignorance de ce qu'a été l’histoire de l’homme sur la terre et celle de la rehigion dans l'humanité. Ce qui inquiète l'esprit de ces fidèles au sujet de la résurrection du Christ, c'est lasimple lecture des Évangiles, en regard de l'assurance avec laquelle nos apologistes proclament l'accord absolu des témoignages, le caractère et la certitude historiques du fait. Ce qui inquiète l'esprit de ces fidèles au sujet de l’eucharistie, de l'institution pontüficale et de l’épiscopat, c'est la violence qu'ils ont besoin de se faire, qu'ils ne peuvent plus venir à bout de se faire, pour voir dans les textes évangéliques la définition pleine et entière de ces choses, relativement à l'état présent de la doctrine ecclésiastique.
Cette inquiétude est allée grandissant depuis près d’un siècle, à mesure que pro gressait dans notre monde civilisé la connaissance de l'univers et celle de lantiquité. Le progrès de la science pose en des