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gion. Cette lutte pour la vérité n'était pas une bataille rangée, mais un combat de francs“ireurs, où chacun payait de sa personne et ne répondait que de soi. Seulement les francs-tireurs n'en voulaient qu'à des conceptions non scientifiques et qui tombaient d’elles-mêmes, tandis queleurs adversaires s’attaquaient à eux et, pour simplifier la réfutation, sollicitaient l'autorité d'agir contre eux.
Spectacle peu glorieux pour l'Église de France que celui de cette poursuite où les travailleurs désintéressés semblent traqués comme des bêtes dangereuses !
Depuis une dizaine d'années, sans appui du côté du monde, qui aurait pourtant quelque raison de les soutenir, ils lèvent les yeux vers les trônes où siègent les Évêques préposés par l’Esprit-Saint au gouvernement de l'Église de Dieu : sous la croix pectorale n’y a-t-il pas le cœur d’un père, et sous là mitre d'or l'intelligence d’un
docteur ? Ils se demandent si ces princes de p”
la sainte cité ne compatiront pas à leur angoisse, s'ils n'encourageront pas leurs efforts, s'ils ne comprendront pas les aspirations du siècle qui marche, laissant l'Église loin derrière lui. À de rares et honorables exceptions près, ceux qui sont assis sur les trônes restent immobiles et froids, comme si le prêtre homme de science leur était devenu étranger et suspect. Il ne leur vient même pas en pensée de l'interroger. « Un évêque ne discute pas, il ne réfute pas, il condamne », disait naguëre un des Prélats qui ont censuré L'Évangile el l'Église. En effet, l'on voit, de temps en temps, l'Évêque allonger sa crosse, non pour guider l’exégèle qui peine et qui s'épuise à réparer la néghgence des temps passés, mais pour le frapper avec solennité. É
Il s'est trouvé que celui qu'on voulait surtout abattre était un exégète fantôme, qui avait derrière lui une idée.
Chaque fois qu'il a mordu la poussière, l'Idée s’est relevée l'instant d’après, sou-
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riante et forte, et l'ombre d'exég ète a continué ses périlleux exercices. On ne tue pas les idées à coups de bâton.
Le Pape Léon XIII avait pensé enfin qu'il convenait de consulter les exégètes sur les affaires d'exégèse, comme on consulte les médecins sur les maladies, et les avocats sur les procès ; 1l avait également compris qu'il était prudent maintenant d'étudier à fond la matière, avant de porter des jugements.
Cette sage conduite sera tôt ou tard imitée en France. On s’apercevra peut-être un jour que ce n'était pas pour avoir cédé aux séductions d’une fausse science, ou pour être doués d’un esprit inquiet et mal équilibré, ou par manque de docilité aux instructions ponüificales, par défaut de respect envers
les Évêques et de dévouement à l'Église, que des écrivains catholiques ont osé traiter scientifiquement tous les problèmes que la science non catholique a soulevés à propos de la religion. Il n'était que temps de pourvoir au besoin des intelli-
Ps AN ILES
gences, et si les efforts qu'on a tentés mn à cote encore que des résultats ee
la nature de L'ouyh à a ce ne pas être un crime de n'avoir réussi demi.
réserve des savants catholiques sur eerts questions particulièrement délicates ne:
raient contribuer à la paix des eonseit Les points d'interrogation se posent mêmes devant l'esprit de nos contempe C'est, avant tout, cet état des choses q « trouble gravement là foi des fidèles les dogmes fondamentaux de l'effeigner catholique », Si l'on n'explique pas à qui sont capables de réflexion la réal faits, is s'instruisent dans les es:
protestants et des inorédules, et Pa même de certaines autorités ecelésia peut les induire À penser que là officielle de l'Église est en contndietie