A PROPOS DE ROXANE
Si nous avons traité au Mercure des sources de la Thébaïde et des Plaideurs, au Correspondant, des sources à'Athalie nous n'avons fait qu'effleurer celles de Bajazet. Nous les traiterons dans un article spécial, mais, dès à présent, nous tenons à prenire date relativement à ceci que Racine aurait peut-être conçu sa Rcxane sous l'impression tragique que lui avait laissée une lecture des fameuses lettres portugaises. Gomme Racine, Marianna Alcaforado était d'une famille de terribles passionnés et de dévols.
A PROPOS Ti'Alhalie
Nous n'avons pu insérer ici l'article sur la tragédie maîtresse de Racine, car il eiàt fallu ajouter, à ce qui parut au Correspondant^ six à huit pages de références aux diverses histoires, (imprimées on manuscrites), du Valois et de la Ferté-Milon. Mais voici qui épargnera au lecteur, dans notre prochain volume, ces fastidieuses notes. Le vénérable historien de la Ferté, M. Médéric Lecomte,nous adresse (14 oct. 1910) une lettre enthousiaste. Éliacin, le Songe (VAthalie depuis longtemps il les avait vus dans la pièce, mais, le reste, il n'y avait pas encore songé et se le reproche.
Post-Propos
On a publié dans un petit journal une sorte de communiqué disant que M. Masson-Forestier perdait son temps à essayer de « retirer Racine à Port-Royal, car l'inauguration à La Ferté-Milon par M. Jules Lemaître d'une statuette de Racine enfant, au milieu de quatre solitaires de Port-Royal, était l'aveu que La Ferté-Milon reconnaissait n avoir aucun droit sur Racine».
La réalité est que. dans cette bourgade, nul n'avait soupçonné, sauf certain curé janséniste, que ce monument retirait Racine à sa ville natale pour l'offrira Porc-Royal, La preuve c'est que le maire a refusé, seulement aa dernier moment, d'assister à linauguration. Il a alors déclaré, dans une lettre adressée à la famille Racine (laquelle avait généralement protesté contre cette manifestation tendancieuse) qu'il verrait avec joie (et la population presque tout entière s'associerait à ses sentiments) le beau marbre de David d'Angers, représentant Racine à l'âge d'homme, recevoir enfin une place digne de l'Académie française (laquelle, en 1829, le fit offrir par le roi à la patrie de l'auteur d'Athalie )
Et le prospectus sollicitant des fonds pour Racine bambin tournait en ridicule ce David d'Ane'ers !
La seule moralité à tirer du fait est que Racine, actuellement, n'est pas défendu.
Molière, Corneille, Voltaire, Bossuet, La Fontaine, Bourdaloue, Saint-Simon, ont, pour les protéger, des cercles, des associations littéraires, des groupes universitaires. Ils ont de plus une ville et une province qui font bonne garde.
Racine est tout seul, abandonné. La minuscule Ferté n'a plus un seul érudit parmi ses 1.500 habitants. Racine n'a même pas de province depuis qu'on l'a enlevé à la Picardie, lui, picard des pieds à la tête 1
Il serait temps qu'une société se constituât pour restituer au pauvre grand Racine ce qu'il est seul à ne pas posséder en France, le droit d'être à lui.
TABLE DES MiTIÈRES
Libre avant-propos ^