CHAPITRE XX
u VICTOIRE !
1- - | k ‘ 7. À la première réunion régulière du Conseil, les . 3f j | nouveaux élus prirent possession de leurs places res-
pectives. C'étaient: MM. Langevin, Larfeuil, de Ve-neuil, Grinchu, Prentout, |’ Ami et Boisieau. + Charles Langevin fut élu maire à ! unanimité,
‘ Les amis de la tempérance pensaient que, dans cette +. séance, du moins, aucune discussion ne viendrait assom- | brir cé jour, regardé comme celui de la victoire.
Après les affaires de routine, Grinchu se. leva, et À Monll jes-Proli, géitont ati À Connelt accordât ne licence d’auberge à M. Rougeaud, qui, disait-il, : + avait remis entre les mains du secrétaire une requête Fuite dut nombre de signatures exigées par Je loi. Des oris d'i tion s’élevèrent dans la salle ; le +. : maire impoon ilece. | ses - M. de Vernexil, le silence rétabli, se leva, et d’une voix ferme dt Les Cons. De ne dairent pen mine considérer “patents mpuéte = 45: mes scoñida là mobon.
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Alors s’engagea une discussion qui mérite ‘d'être rapportée ici.
Grinchu, en colère, revint à la charge.
—C'est une nécessité qui s'impose pour je bien de la paroisse! I] nous faut une auberge ; les Conseillers qui s’y opposent font oeuvre de mauvais citoyens.
Sur ces paroles, M. de Verneuil reprit :
—L'intérêt bien compris des paroissiens demande qu'on refuse toute tentative de cette nature. Trop Jongtemps l'auberge a servi à enrichir un seul d’entre nous, et à faire soWffrir la majorité de la population. En rejetant la demande de M. Rougeauwd, noûs faisons acte de chrétiens et de bons citoyens. |
Grinchu de répondre :
—M .de Verrieu:l, il y a des citoyens qui sont aussi bons catholiques que vous et qui désirent une auberge : ce ne sont pas des hypocrites ceux-là. ue
Prentout, à son tour, s'écria :
—La paroisse reçoit de cette auberge la somme de $150.00 c’est bon à prendre. Mais il y a plus: si M. Rougeaud n'obtient pas sa licence, M. Sellier fermera son moulin et a paroisse en souffrira.
Ce fut l’Ami qui répondit : - “à
M. Prentout veut-il me: dire quel est le véritable postulateur de cette licence ? N expliquera alors pour- quoi M. Sellier met tant d'énergie dans cette lutte. —Je répondrai à cette demande, M, j'Ami, si vous
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Cette année est-ce qu'il ne vous aurait pas convenu. —Monsieur, dit l’Ami, je ne vous insuîte pas; je fais mon devoir en voulant réparer une faute passée,
pie <ommise par faiblesse,
Il allait continuer, quand. M. le Mäire l’interrom-