‹ Autour de Dante; Les BéatricesChapitre 142 sur 440 · Fiorelli, X\ III · texte numérisé non relu

Fiorelli, X\ III

2. Il avait auparavant adopté la règle augustine, qui ne comportait pas la pauvreté.

3. Tocco, Gli ordini religiosi, dans Gli albori délia vita ilaliana, 216.

250 l'amour et la femme en toscane

en 1221) et de saint Dominique. « Ils ont créé, dit avec humeur Pier délia Yigna, le ministre de Frédéi'ic II, deux nouvelles fraternités qui embrassent universellement les hommes et les femmes. Tous y accourent. A peine se trouve-t-il quelque personne dont le nom n'y figure point ^. » Dans le nord de l'Italie, fleurissent des poètes qui ne traitent que des sujets de religion, Pierre de Barsecapé, fra Bonvesin de Riva, fra Giacomino de Vérone, Uguccione de Lodi.

Les milices du Seigneur prospéraient. L'ordre de saint Dominique, destiné à combattre l'hérésie par la prédication et la controverse, croissait avec la même rapidité que les mineurs. Sept ans après sa fondation, il comptait huit provinces : Espagne, Provence, Angleterre, France, Allemagne, Hongrie, Lombardie, Romagne. C'était en 1221 ; l'efîort de saint François et celui de saint Dominique sont exactement contemporains. L'incroyable succès de ces deux ordres, si différents dans leur origine, mais qui ne tardèrent pas à se ressembler beaucoup, amenait les esprits à tenter un parallèle entre leurs fondateurs. Dante caractérise l'un par l'amour, l'autre par la science {Par. y XI et XII). « L'un, dit-il, fut un vrai Séraphin par son ardeur; l'autre fut, sur terre, le reflet de la lumière des Chérubins ^ » {Par., XI, 37).

§ 9. Incompatibilité de V esprit franciscain et du ((Stil nuo<^0)).

Il est fort intéressant que Dante, âme triste, férue de scolastique, dévorée d'orgueil, ait accordé la prééminence au saint qui négligea la science, ordonna la joie^ et se complut à être merveilleusement méprisé ^.

« A tous mes frères, clercs et laïques, prescrivait saint François dans son testament, j'ordonne formellement, au nom de l'obéissance, qu'ils ne mettent point de glose dans la Règle ni en mon testament, disant : c'est ainsi qu'il a voulu être compris ; mais, comme Dieu m'a donné de parler purement et simplement et d'écrire de même la

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