LES BOURGEOIS-GENTILSHOMMES DU MIDI
et Guiraut Riquier ont tracé le portrait de ces bourgeois-gentilshommes :
A. de Marveilh {Razos e mesura^ R. IV, 407) : a Des bourgeois, les uns sont de parage et se conduisent suivant l'honneur (il s'agit ici des nobles qui, au lieu d'habiter des châteaux, menaient la vie citadine); les autres sont d'humble origine et ils en font autant. Il y en a de preux, courtois, joyeux, qui, à défaut de richesses, se rendent agréables par leur esprit ; ils fréquentent les cours, ils connaissent la galanterie, la danse et l'art de jouter. Ils sont élégamment vêtus, de bonne compagnie et, au moins les meilleurs, pleins de courtoisie. » C'est ainsi que Raimon Ermengau, frère de Matfre, un des élégants de Béziers, ne va à aucune fête sans orner sa tête d'une guirlande ; il surveille son haleine, ne mange ni viandes fortes, ni ail, ni oignon cTix^Breç.d'Am., 31^12).
nom de la place où elle avait élu domicile, s'en servant pour exercer ractivité politique que lui permettaient ses richesses, ses loisirs et que lui garantissait une longue tradition » (Dognon, Annales du Midi, 1899, 358).
1. Guiraut Riquier (Anglade, le Troubadour Guirauî Riquier, p. 125 et suiv.) dit des bourgeois de sa ville qu'ils apprennent le métier des armes et la chasse ; ils doivent être preux, amoureux, vivre de leurs rentes sans se livrer à aucun métier ni commerce.