‹ Autour de l'histoire: scènes et récitsChapitre 9 sur 43 · LA POLITIQUE, L'ÉTAT DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

LA POLITIQUE, L'ÉTAT DE L'EMPIRE

AUGUSTE

Mes amis, n'ai-Je pas bien joué mon rôle (i)? N'ai-je pas dignement inauguré le siècle nou-

(1) Suétone, Oct. Aug.^c. xcix. Supremo die, petite speculo capillum sibi comi ac malas labentes corrigi praecepit. Et admisses amicos percontatus : Ecquid iis videretur mimum vitas commode transegisse? Adjecit et clausulam :

El Se Ttàv îyt\ xaÀci^;, tô) uaiYvco)

Aoxe xpoTGV, xa Vâvtec 0[jLeîç (jLeia xapâç ^fU7«;caTe.

ou L'APPROCHE DE DIEU. 25

veau dont Rome salue la naissance aujourd'hui? Quelle journée que celle-ci ! Quelles adorations ! Quels cris de triomphe! Quelle foule! Quel flot de nations! Ce n'est plus la ville, c'est le monde (i). Et maintenant, e'coutez!... Déjà le silence s'étend sur ce quartier tout à l'heure encore si tumultueux. C'est à peine si quelques cris s'égarent à travers cette forêt de colonnes, de portiques, de théâtres, de basiliques, de temples qui projettent leur grande ombre derrière cette constellation de flambeaux. Elle est là à nos pieds, cette multitude d'affamés qui vient de recevoirde la main des quindécemvirs les présents du siècle nouveau (2)... Qu'elle s'amuse donc en paix! Quant ànous,grâces soient aux dieux, nous respirons enfin. Aussi bien, je me lassais de ma divinité; et j'appelais cette soirée pour me rendre à mes goûts de simple mortel et à votre amitié.

Il est vrai qu'avec nous. César, vous daignez oublier votre grandeur pour ne vous souvenir que de votre bonté. Mais n'est-ce pas encore être dieu que d'être bon (3)?

(i) Ovide dit de ces fêtes : « Orbis in urbe fuit. »

(2) Les Quindécemvirs, assis sur des trépieds placés devant le temple d'Apollon, faisaient des distributions aux citoyens pendant ces trois jours. Voy. Desobry, Rome au siècle d'Auguste, t. II, 1. lvii, p. 42.

(3) Quinte-Curce, De rébus gestis A lexandri magni, I. vu, 8 :

AUGUSTE

Ne me flattez pas, Mécène; car flatter c'est haïr. II ne faut pas que mes amis confondent leurs hommages avec ceux de cette plèbe servile qui, peut-être, me traînera demain aux gémonies (i). Mise'rables apothéoses auxquelles je ne me trompe pas! Ces vulgaires courtisans ont tué César pour qu'il ne fût pas roi ; et voici que son fils adoptif peut à peine se soustraire aux adulations qui veulent le faire dieu !

MÉCÈNE

C'est que, César, l'àme du peuple est ainsi faite : il lui faut un Dieu qu'il puisse voir et toucher pour l'adorer. Ceux de l'Olympe sont trop haut, et s'il y en avait un qui daignât en descendre pour se faire l'un de nous, celui-là aurait chance d'être le Dieu de l'avenir.

AUGUSTE

Ah, l'avenir, l'avenir ! Qu'en savez-vous, cher Mécène? Qui de nous pourrait dire ce que porte dans ses flancs ce siècle qui commence?

Scythae ad Alexandrum : « Denique, si Deus es, tribuere mortalibus bénéficia dcbes. »

(i) Dion Cassius raconte que « Auguste estant appelé Seigneur par le peuple, ne se contenta pas seulement de leur dcffendre de n'user plus de ce mot en son endroit, mais tint soigneusement la main à ce que cette sienne défence fust étroitement observée. » Dion Cassius, Auguste, xxxi, p. 94 Traduction d'Antoine de Bandole.

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Sera-ce Tâge d'or (i)î Sera-ce Tâge de fer? Cette paix universelle dont l'Empire s'étonne, est-ce le recueillement de la terre en travail d'une œuvre mystérieuse? Est-ce le silence qui précède une grande parole?... Mais qui parlera?

Qui sait le dernier mot de la destinée? Le ciel seul pourrait répondre. Mais non, je le vois qui déroule tranquillement là haut son riche chœur d'étoiles, sans souci de notre poussière qui ne monte pas jusqu'à lui. Et qu'est-ce que Rome en présence de son immensité? Qu'est-ce qu'un siècle en regard de son éternité?

AGRIPPA

Rome est belle cependant. C'est bien la plus grande chose que le soleil ait vue et qu'il verra jamais (2). Regardez-la d'ici. Retrouvez, si vous le pouvez, l'enceinte du vieux roi Servius sous ce débordement de palais et de maisons que la Rome d'aujourd'hui pousse jusqu'au delà du Tibre, comme un enfant qui déchire ses langes en grandissant (3). C'est d'ici

(i) Virgile, Ed. iv :

Jam redit et Virgo, redeunt Saturnia régna, etc.

(2) Horace, Carmen sxc.y st. m

Aime sol....

... possis nihil urbe Roma Visere ma] us!

(3) Properce, 1. iv, Carm, i :

Hoc quodcumque vides, hospes, quod maxima Roma est, Ante Phrygen iEneam collis et herba fuit.

qu'est parti ce torrent qui ne s'est plus arrêté que là ou s'arrête le monde (i). C'est sur ce Palatin que Romulus a planté sa tente (2). De la cabane du pâtre au palais de l'empereur, mesurez la distance! Puis, si vous le savez, ditesmoi à quel dessein le monde entier est venu s'abriter à l'ombre de la petite colline où nous sommes? Croyez-moi, il y a là une destinée qui ne ressemble à rien de connu dans l'histoire, et qui se déroule avec une sûreté de marche d'autant plus surprenante que nul n'en voit le but. D'autres empires se sont levés, ils ont brillé quelque temps, puis ils ont disparu, comme des ébauches imparfaites qu'un grand statuaire brise, pour se reprendre à une œuvre définitive, achevée, de laquelle il attend sa gloire. Eh bien! Rome est cette oeuvre; nos ancêtres le croyaient, je le crois avec eux. Et qui peut réfléchir, sans en être étonné, à cette opiniâtre confiance qui leur disait, plus haut que les revers et les révolutions, que leur empire serait Tempire universel? Qui leur avait appris, à ces grossiers bouviers de la

(i) Properce : Sistimus hic tandem nobis ubi defuit orbis. (2) Ibid :

Atquc ubi navali stant sacra palatia Phœbo Evandri profugae procubere boves!...

Optima nuliicutn nostiis, lupa martia, rébus. Qualia rreverunt mœnia lacle tuol

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Sabine et du Clitumne, que leur ville serait la ville souveraine et immortelle?

MÉCÈNE, ironiquement.

Mais les Livres sybillins, vous n'y croyez donc pas?

AGRIPPA

Je crois qu'il y a des idées qui courent à travers les siècles, sans que les esprits soupçonnent d'où elles leur sont venues, mais dont l'homme ne peut pas plus douter que de luimême. Une voix intime, inspirée, disait mystérieusement à Rome sa destinée, et elle s'y avançait irrésistiblement, sans regarder devant elle.

MÉCÈNE

Il faut cependant avouer qu'elle en eut le soupçon dès le commencement, s'il est vrai que les peuples de toutes les contrées voisines vinrent jeter dans ses fondements un peu de la terre de leur patrie respective, parce que cellelà devait être la grande patrie de tous (i).

AGRIPPA

C'est vrai, cette fable est belle et d'un grand sens.

MÉCÈNE

Je ne sais cependant si vous, mon cher Agrippa, vous n'aimez pas mieux la vieille

(i) Plutarque, Romulus, xiii : Kai téXoç, il ^ç àçïxTo y^;, ?xaaTo: oX^yiv xofiîgoav jxoïpav lêaXov et; TaOta xa\ ouvepLtYvuov.

3o UNE SOIREE CHEZ AUGUSTE

tradition de cette tête de cheval trouvée dans les fondements de notre Capitole, et qui était le présage des guerres de l'avenir (i).

AUGUSTE

Voilà un présage qui, lui du moins, n'a pas été menteur; et vous, Agrippa, vous vous êtes bravement charge pour votre part de lui donner raison.

AGRIPPA

Oui, j'ai aimé la guerre, mais je crois que c'en est fait d'elle. Entendez cela, Mécène : la guerre véritable, la grande guerre pour l'empire est morte à Actium; on ne la ressuscitera plus. Ce jour-là, le mot suprême de la force a été dit. C'était tout l'Occident aux. prises avec l'Orient. C'était le duel de deux mondes; il y avait deux siècles qu'il était commencé, il fallait en finir. C'est fini maintenant. Et quand, debout sur le tillac, je voyais Tuir en désordre les navires de l'Egypte avec leur belle reine sous le Conopeum (2}, quelque chose disait en

(1) Tite-Live, 1. I, c. lv, dit que ce fut une tôte d'homme : Magnitudinem imperii portendens augurium est : caput

humanum intégra facie, aperientibus fundamenta templi dicitur adparuisse. »

(2) Virgile, ^n., 1. viii :

Parte alia, ventis et dis Agrippa secundis,

Arduus agmen agens...

Ipsa videbatur ventis Regina vocatis

Vela dare et laxos jam jamque immittere funes.

ou RAPPROCHE DE DIEU 3i

moi : cela ne se verra plus; nous venons d'inscrire ici dans Thistoire du monde une date décisive. Le vaisseau qui porte la fortune de Rome vient de franchir ses colonnes d'Hercule, il peut voguer en paix sur les mers soumises, et les flots se courberont docilement sur son passage. Qui pourra l'arrêter (i)?

MÉCÈNE

Sans doute; mais dites-moi, s'il vous plaît, dans quel port il ira jeter Tancre? Où allonsnous de la sorte? Quel nouvel ordre de choses s'inaugure aujourd'hui ? J'avoue que je n'ai pas de réponse à toutes ces questions. Mais tout me dit, comme à vous, que nous sommes arrivés au milieu des temps, que nous touchons à un sommet, et que bientôt un signal nous sera donné d'en haut pour nous dire de quel côté nous devons repartir?

AUGUSTE

Mais repartir, mon ami, mais quitter ce sommet, ne serait-ce pas descendre? Je le crains. Ce faîte dont vous parlez, je voudrais qu'il fût possible de s'y arrêter et d'y fixer le destin. Je ne vous le cache pas, les nouvelles conquêtes

(i) Horace, 1. I, carm. xii, ad Rempublicam :

O navis, réfèrent in mare te novi Fluctus! O quid agis? fortiter occupa Portum...,

effrayent ma politique, et j'ai la conviction que Rome ne peut durer qu'en renonçant à s'éicndre. Je veux que mon testament transmette cette pensée à ceux qui me succéderont dans le commandement (i). Cela sera jugé diversement, je le sais. On taxera cette sagesse de calcul jaloux; et des gens ne manqueront pas qui m accuseront d'avoir voulu prendre mes précautions pour qu'une gloire future n'éclipsât pas la mienne. Mais, grands dieux! dites-moi quelle serait cette gloire? Quel est le lieu du monde où une main généreuse pourrait maintenant aller cueillir un laurier qui en vaille la peine? Non, je n'obéis point à une pensée égoïste : seulement j'aime l'Etat, et ce que je lui souhaite, c'est de ne pas périr écrasé sous le poids de sa propre grandeur (2).

On entend chanter au dehors.

MÉCÈNE, s'approchant et regardant sur le Forum :

Voici une troupe de jeunes Romaines qui vient de s'arrêter à quelques pas de nous, devant le temple de Cérès. On dirait une antique théorie athénienne. Elles sont vêtues de blanc. Faisaient-elles partie des vingt-sept vierges

(i) Tacite, Annal. , 1. II; Crevier, Hist, des Empereurs, t. !, Aug., 1. III.

(2) Tite-Live, Prœ/at. : Jam pridem praevalentis populi vires se ipsae conficiunt. Res eo crevit ut magnitudine laborct sua.

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choisies qui composaient les chœurs en l'honneur d'Apollon (i)?.. Écoutez, je distingue une strophe du chant composé par Horace :

Puissent du laboureur les champs combler les vœux, Cérès d'épis dorés couronner ses cheveux, Et les bœufs mugissants, et les brebis timides. Dans nos vallons en paix boire les eaux limpides (2) !

AUGUSTE

Elles chantent la paix de Tàge d'or, et j'en accepte l'augure. Puissent-elles dire vrai!

Puisse le règne de la force être à jamais fini !

MÉCÈNE

Et le règne des anciennes mœurs recueillir son he'ritage !

AGRIPPA

Eh bien, oui, le temps en est venu : Restaurons les vieilles institutions libérales de la République. Rome leur doit la gloire de son passé, à elles seules elle devra sa force dans l'avenir. Malgré des noms pompeux qui peuvent illusionner le peuple, qui donc ne voit qu'aujourd'hui la li bertc n'est qu'une ombre, le tribunat un souvenir, les lois un vaste champ livré à l'arbitraire? Sans doute il a fallu qu'une main forte arrêtât le

(i) Dcsobry, Rome au siècle d'Auguste, t. II, 1. lvii sur les Jeux séculaires, p. 412.

(2) Horace, Carmen sorc, traduction de Daru.

torrent qui débordait, en sauvant la patrie de l'anarchie du Forum. Mais ce temps-îà n'est plus, et pour tout cœur romain, il y a une chose qui vaut mieux qu'une paix achetée à tout prix, c'est une sage liberté (i).

MÉCÈNE

Que dites-vous, Agrippa? Est-ce que vous voudriez rouvrir Tantre d'Éole pour déchaîner sur nous de nouvelles tempêtes? Autre temps, autres mœurs. Rome demande un maître qui soit aussi un sage. Nous l'avons. Saluons son gouvernement comme un bienfait divin (2)!

Mais si, avec le Prince, je crois impolitique de dilater l'empire, par dessus tout je crois utile et bon de l'améliorer et de le civiliser.

AUGUSTE

L'améliorer, comment? J'ai cherché à réprimer l'effroyable débordement des mœurs de ce siècle (3); j'ai remis les vétérans à la vie simple de la campagne; j'ai accordé des primes au mariage légal; j'ai fait lois sur lois pour resserrer le lien domestique et nous refaire des

(i) V. la politique d'Agrippa dans les conseils d*Auguste. Dion Cassius, 1. lu.

(2) Sur Mécène, ibid.; et Suétone, Aug., c. xxviii.

(3) Suétone, Aug., c. xxxiv : Leges retractavit et quasdam ex integro sanxit, ut sumptuariam, et de adulteriis et de pudicitia, de ambitu, de maritandis ordinibus. — Cf. Aulu- G2lle, II, 24.

ou L*APPROCHE DE DIEU. 3b

foyers. Et qu'est-ce que je recueille? Vous le savez comme moi... Il y a une chose que la loi ne peut atteindre, Mécène, c'est la conscience. Elle battait encore quand on croyait aux dieux. C'était là le ressort qui mettait tout en branle. Mais quand on ne croit plus à rien, mes amis, que peut-on craindre et que doit-on respecter?

MÉCÈNE

On croit encore au beau, on respecte le grand, on recherche le vrai, on s'incline devant réioquènce, et le génie s'impose à l'admiration. Ouvrez à la pensée de larges voies intellectuelles, comme vous avez ouvert de larges voies romaines sur toutes les lignes de l'Empire (i). Une fois la route ouverte, la Vérité passera et fera son chemin.

AUGUSTE

Que dites-vous, mon ami? Qu'est-ce que la Vérité?... Oui, je pense comme vous : cette ville încoinparable que j'ai trouvée de briques et que je laisserai de marbre (2), je voudrais la

(i) Dion Cassius raconte comment Auguste, nommé grand voyer, sillonna Tempire de grandes routes et établit à Rome le milliaire d*or, d*où partaient tous les chemins de l'empire romain.

(2) Suétone, Aug,^ c. xix, 3o : Urbem excoluit adeo ut jure sit gloriatus marmoream se relinquere quam lateritiam accepisset.

policer, la magnifier, l'ennoblir. Je voudrais en faire un temple; mais une fois le temple édifié, paré par les arts, desservi par les prêtres de l'esprit humain, d'où nous viendra le Dieu?

Le Dieu, le Dieu! C'est toujours là le mystère etTangoisse. Oui, il est une question tout autrement profonde que celle de l'avenir politique du monde, c'est celle de l'avenir religieux. Nul ne peut s'y soustraire. J'ai lu qu'Epiménide, restaurant à Athènes le culte des ancêtres et voulant qu'aucun Divinité ne fût oubliée par lui, éleva un autel : au dieu inconnu (i)! Eh bien! dans notre siècle, il n'y a pas une âme qui ne soit comme Athènes, et qui, au-dessus de ces dieux usés et oubliés, n'ait un autel secret pour un dieu inconnu, qu'on ne saurait définir, que tout le monde appelle et qui ne vient pas.

AUGUSTE, souriant.

Mécène, c'est là une chose que les poètes nos amis doivent savoir mieux que nous. Le poète est chose divine; et eux qui se vantent, dans leurs vers, d'être en commerce avec le ciel, nous donneront peut-être la clef de ces hauts mystères. Je les ai convoqués ce soir

(i) V. sur Epiménide, Lucien, t. I, p. 61-62; et Plutarque, t. I, p. 84.

ou L'APPROCHE DE DIEU. 3;

pour qu'ils embellissent la première heure de ce siècle, qui sera celui des gens d'esprit, ainsi que vous venez de dire. Je suis désireux d'abord de voir votre fidèle Horace à qui je dois dire un mot de son chant séculaire. Puis, le pieux Virgile veut bien nous préférer, pour aujourd'hui, aux bergers et aux bois. Ovide, Properce, Tite-Live seront également des nôtres. Pollion doit nous présenter un hôte qui lui est arrivé d'Orient. Je sais que c'est un prince éclairé et magnifique, car je Tai déjà vu à Rhodes, où il venait, après la défaite d'Antoine, me demander de lui conserver sa couronne (i). Vous voyez que ce soir les muses de tous pays se sont donné rendez-vous sur le mont Palatin...

MÉCÈNE

Près de leur frère Apollon... Voyez, nous n'aurons pas à désirer longtemps le plaisir de leur présence : voici déjà deux de nos amis qui montent les degrés de Belle-Rive. Ils tra-

(i) Josèphe, Antiq. Jud., p. 379-483 et sqq : a Après la bataille d'Actium, Hérode, partisan et allié d'Antoine, alla trouver Octave dans la ville de Rhodes. Il se montra devant lui avec les ornements de la dignité royale, excepté la couronne» et ne fit jamais paraître plus de cœur que par la manière dont il lui parla. Auguste fut si touché de sa grandeur d'âme qu'il lui fit reprendre sa couronne, et le fit confirmer par un décret du Sénat dans la possession de «on royaume. »

versent ratrium, où Phèdre rafifranchi s'avance à leur rencontre pour les introduire.

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