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Musique do I'. Marinier.
.\ Madame Clabriclle ("haï. un.
Les jeun's maric's au profil d'ange, A l'air innocent et très doux, Se pavan'nt sur la fleur d'orange En r'iuquant le futur époux.
Pauvres colombes effarées, Les jeunes mariées !
Lorsque paraît Monsieur le Maire, Elis ont des p'tits frissons dans l' dos. Sans trop savoir c' qu'il faudra faire : Ell's dis'nt : » Oui » les 3^eux demi-clos Bah ! ell's n's'ront pas embiUTassées Les jeunes mariées 1
Edition de lu maison Cas, lô, Boulevard de Strasbourg.
Puis, à li-^^lisf. ça les r'muc Ouanci l'époux leur passe l'anneau I. encens les grise et, l'âme émue, MI! s pensent au devoir nouveau.
KH'sont les paupières mouillées !
J.es jeunes mariées!
Minuit! c'est l'heur' de lii retraite j; La maman conseil!' son produit
Etla conduit dans la chambrette Où l'époux la rejoint sans bruit.
Tombez! couronnes effeuillées Des jeunes mariées !
Le lendemain, la min" pâlotte.
Ça baiss' lesj^eux d'vant leur mari :
Ça prend des airs de chat qui plote.
Pendant qu' l'époux fièr'ment sourit.
Ah ! ma cher' c' qu'ell's sont raffinées ! Les jeunes mariées !
Y en a des prud's, y en a des sottes Pour qui V mariag' n'est pas c' qu'il faut
Y en a mèm'qui d'viennent des dé\M)tes Dans l'adoration du très haut ;
Y en a qui n' viv'nt qu'agenouillées!
Des jeunes mariées!
De les marier on se dépèche :
Dans beaucoup d' cas, c'est le plus sur. Lorsqu'ell's ont la fraîcheur d'un' pèche Il s' trouv' parfois que 1' fruit est mur ; Y en a même' qui sont avariées ...
Des jeunes m/iriées !
Lci njônje cxax grapds yei
(La nionie aux cjraiid-) yeux
Musique clo V. M \himi:h.
A ma ucMitillo inicrpi'rtc Miclu'Iiiic
Par un soir d'hiver, sur T bord de la Seine,
J' rencontre un' jeun' mom* qu'avait just' seize ans
Elle était jolie, elT s'app'lait Mad'leine :
Des grands yeux rêveurs, des yeux innocents.
Elle était pâlotte et blanch' comme un cierge
Et grelottait ferm' sous ses oripeaux,
Avec ses ch'veux d'or on eut dit un' vierge.
Comme on en voit d' peints sur les grands vitraux
lie f ni m .
On s'aimait, oh ! c'est rien d' le dire !
On s'aimait, on était heureux ;
E' bonheur, ça t'nait dans un sourire.
Un sourire de ses grands yeux.
A présent, triste sort, j'soupire !
J'ai perdu ma môme aux grands yeux !
Edition de la Maison Cas, 15 Boulevard de Strasbourg.
Mlle ctiiil si bonne cl douce comme un ange. M donnait du bonheur et jamais d'ennuis: Ces môni -l;i c'est chouett , jamais ça s' dérange, Travaillait tout I tenips. les juurs comm" les nuits lit les jours de fêtes et tous les dimanches, Comm' des gens d la haute en habit d' gala. Nous allions gaiement dîner scius les branches. Nous allions l()ut seuls à Saint-Cucufa.
, l // lU'/r.iin .
Maisy adessal'sgens, toutd'mème, en c'bas monde: T; On n'est pas heureux sans fair' des jaloux :
(Juéqu'un ma chipé ma môm' si gironde : V, liir sa envolé vers un autre époux.
Aussi quand, le soir, je rentr dans la piaule ( Où j'ai tant connu I bonheur autrefois.
Jepleur' comme un veau. comme un chatquimiaule
Après sa ptif chatt" qui court sur d'autr's toits.
Au Jicfmin.
L' bonheur en amour, ça pass' comme un rêve : Quand on est heureux, on 1' paie vite après : On sait bien pourtant, qu'un jour faut qu'ça crève. On se r dit tout bas, mais on Icroit jamais.
Avant d' vous quitter à la bonne franquette .1' vous donne un conseil de frangin, le v'ià Si vous voulez prendre un' p'tit' gigolette : (^)u a soit ]3as trop bath. on vous la chip'i'a
. l u /Icfr.i in .
L'aipoar est si bop
L'amour est si bon
Musique de I'. Marinier
A Maclaiiie Andrée GnNKr.
L'autr' soir à la bran', dans V bois de Vincennes, Tout en meprom'nant, jrencontre un tendron
Qu'avait les ch'veux blonds,
Du monde au balcon.
L' cœur plein d'émotion.
J' dis à cett' sirène :
Si j'étais un Koi, vous seriez ma reine. Si j'étais un Koi, mais, pour l'occasion,
J'suis à Pygmalion
Sous-chef de rayon,
J "gagne à c'te fonction
Dix francs par semaine.
Maint'nant, qu'vous s'avez tout' ma position. Voulez-vous m'aimer ? o Mademoiselle !
Vous êtes charmante et je suis garçon ; Si vous le vouliez, je serais fidèle Comme un vieux caniche en toute saison, Voulez-vous m'aimer ? o Mademoiselle !
Edition de la Maison Cas, 15, Boulevard de Strasbourg.
L.t belle, à CCS mots, m* repond d'un' voix claire Cerfs, vos sentiments sont remplis d'attraits:
Si j' les croyais vrais...
J' les accepterais:
Mais, avant j' voLiclr;iis
Consulter ma mère.
Mon ond", m(»ii cousin, ma s<eur. m<m beau-frcre. — .11 ui dis : Mon enfant, vous m'voycz aux r'grets.
S'il faut tant d'apprêts.
Ca f'ra bien des frais
Et nous n'somm's pas près
D'terminer et' affaire.
O beauté ! rendez plus vit' vos arrêts ! Voulez- vous m'aimer? ('> Mademoiselle !... Au bois de Vincenn's j' suis v'nu tout exprès. Si vous refusez, il faudra ma belle.
Aller m enterrer sous de noirs cyprès ! Si vous refusez, ô Mademoiselle!
T/ingénu' m répond, sans frayeur aucune : De m'aimer toujours j'accepte votr' V(eu,
Car j' sens qu' ca m'émeut:
C'était un aveu.
Nos deux àm's, parbleu !
N'en faisaient plus qu'une!
i.e bois était noir, la nuit était brune. Son bras, sous le mien, frissonnait un peu ;
L'amour est un jeu
Qui met V cœur en feu,
Et, dans le ciel bleu,
On voyait la lune Qui semblait dire, en souriant: Corbleu I Aimez-le bien vite, o Mademoiselle !
Quand vous rencontrez l'amour, prenez-le î Je réponds pour lui qu'il sera fidèle Et qu'il vous donn'ra des enfants sous peu ! L'amour est si bon, o Mademoiselle !...
Fleurs de ùiruinité
(lï^leiirs de virginité
Miisiquo d(! Al hkht rKiir.
A iiKuloinoisollc Mar\ W\rrai.
Les fleurs de virginité,
Avec leur taille d'abeille,
Ont tout l'air d'une merveille
Ou d'une divinité.
Avec leur pâleur d'ivoire.
Leur petit jupon de moire,
A la vierge elles font croire... (,,,^ e.frro'nt''.^s :)
Pleins de grâce et de pureté.
Les fleurs de virginité
S'en vont, paupières mi-closes,
Murmurant tout bas des choses...
Qu'on n'oserait répéter.
Avec leurs grands airs mystiques.
Elles sont si poétiques
Qu'on les prendpourdes reliques. ..(^1^3 mijaurées 7
X ceintur's de chasteté.
Édition Albert Prtii, 11, rue d'Enghien,
— iO(» —
Les 11 L' Il r s de vir^^inilc Oui nOnt que seize uns à peine Ont d'Ia sagess', pas de haine.
Dans I nuror' de leur beauté :
Quand leur ^orye se dessine.
Anxieuses, elles devinent
Que I amour, chose divine, Vi'.i^.^i.mn.i»'* vu 7
Au ciel peut les transporter! !
Les fleurs de virginité 1^ Que jamais amour ninvite.
Trouv'nt qu'ells vieillissent bien vite
Sous le désir convoité !
Elles se disent, en somme.
Que, comme Eve et l' premier homme.
Elis mordraient bien à la pomme ..(,,. . '" ',. . )
» \« )n : ma chère . /
En toute sincérité I
Les fleurs de virginité Pens'nt que cest beau drester sage, Quoiqu'ell's se dis'nt : c'est dommage'. Aux yeux de Ihumanité
Elles fuient toutes tendresses, 'J'(^us soupirs, toutes caresses, Kt leur corps bondit d'ivresse...
Devant la réalité !
r.es Heurs de virginité, D'In vertu cpiittant la rive.
Elles vont à la dérive; A quoi bon l'honnêteté ?
I -eur corps, plus rien ne l'enivre De spasmes leur àmeest ivre Et, ma foi 1 comme il faut vivre.
Elles vendent leur beauté î
P.ir/,' :