LEON XIII
Pas d'alcool, le Jour de l'An !
Le 1er janvier 1907, Jean-Baptiste F . . , journalier à B . . . , avait été souhaiter la bonne année à un certain nombre de ses amis. Ceux-ci, qui savaient pourtant qu'il avait le tempéranmient violent dans son ivresse, lui avaient offert de l 'alcool. F . . . rentra chez lui ivre.
Sa femme qui l'attendait depuis plusieurs heures lui fit un accueil plutôt morose. — Tu commences bien l 'année, lui dit-elle.
Une discussion s'ensuivit. La pauvre femme aurait peut-être fait mieux de se taire. Finalement, l'ivrogne, fou de colère, lança à sa femme un lourd marteau qui se trouvait à sa portée. Frappée en plein front, la malheureuse tomba sans pousser un cri.
La mort avait été instantanée.
Jean-Baptiste F . . . fut trouvé le lendemain errant sur la route. Lorsque la police l'arrêta il se reconnut tout de suite l'auteur du crime.
— Tout ça, dit-il, c 'est la faute du jour de l'an!
Il est dans un pénitencier pour toute
sa vie et ses cinq petits enfants sont à la charge de la charité publique.
Quand donc aurons-nous le courage de mettre fin à cette funeste habitude d'offrir de l'alcool le jour de l'an?
La boisson cause la ruine de tous ceux qui s'y livrent parce que celui qui aiiTJc à boire néglige les petits travaux et les modiques profits de chaque jour pour satisfaire sa passion de boire.
L'abbé R.-PH. SYLVAIN
Lorsqu'un homme veut commettre un crime, il prend des boissons alcooliques pour faire taire sa conscience et se donner le courage nécessaire.
S.-A. ABBOTT
L'expérience de tous les jours me confirme de plus en plus dans la conviction que la tempérance est la base de toute réforme sociale et politique.