‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 106 sur 352 · Les principaux points de la foy .., p · texte numérisé non relu

Les principaux points de la foy .., p

vient trop bien à sa place pour ne pas autoriser à croire que Richelieu a fait alors le rêve d'être choisi comme tenant dans cette nouvelle joute. Ceci ne fait du reste que confirmer ce que nous avons dit au début de ses intentions secrètes en donnant à son ouvrage la forme d'une véritable controverse parlée.

Nous avons dit quelques mots du jugement que portait l'AvrippoTTov sur le P. Arnoux : « Modeste agresseur et encore plus mof( deste deffenseur de la cause de toute l'Eglise, de celle de nostre « S. Père le Pape, de tout le corps du Clergé, de sa compagnie, et « de la sienne particulière ^ » ; dans l'éloge qu'il en faisait, Richelieu apportait, lui aussi, une pointe de raillerie discrète, en mentionnant « sa capacité, son zèle et sa retenue d'homme à plus faire « qu'à entreprendre ^ » ; ce trait final s'accorde trop bien avec celui de Mathieu de Morgues au début de son livret pour ne pas autoriser le rapprochement que nous avons fait des deux ouvrages. Leur communauté d'idées ne se bornait point là ; rAvripooirov renferme une sortie humoristique contre la diffusion de l'instruction réclamée à grands cris par les Jésuites et par les protestants, chacun à leur profit, « ceux-ci voulant tous des collèges, ceux-là (( voulant remplir la France de Ministrereaux ^ » ; or, elle reflète singulièrement l'opinion que Richelieu a émise à ce sujet dans le Testament politique ^.

Il est à constater qu'aucun Jésuite, dans leurs ouvrages immédiatement postérieurs, ne mentionnait le livre de Richelieu ; celui-ci ne leur avait pourtant pas laissé ignorer le service qu'il leur avait rendu ; il adressait au P. Suffren un exemplaire de son ouvrage, écrit, disait-il, avec une exagération quelque peu ironique « en partie à cause de vostre compagnie ^ » ; de son côté, le P. Coton l'en remerciait, mais dans des termes d'une réserve

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