Avenel, Lettres..., t. I, p
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sicjnificative : « Les endroits de votre livre contre les ministres « de Charenton, qui sont en défense de nostre compagnie, nous (( serviront grandement. Je vous en rends très humbles actions « de gnâces et tous nos pères aussi ^. »
Richelieu s'était gardé avec soin dans son livre de toute personnalité contemporaine ; la seule qu'on y relève se retrouve dans l'argument tiré d'une polémique qui avait mis aux prises Dumoulin et le P. Coeffeteau, « l'un des plus doctes et célèbres Religieux « de son siècle ^ » ; si l'on se reporte à ce que ce dernier avait jadis écrit de lui ^, l'on voit que Richelieu avait bonne mémoire, et payait rojalement ses dettes de reconnaissance ; il faisait plus ; une fois son ouvrage livré au public, il le soumettait au jugement du même P. Coeffeteau, dans des termes * qui prouvent à la fois avec quel intérêt il suivait l'accueil qui lui était réservé, et l'importance qu'il lui attribuait, et qu'il n'a pas dissimulée dans ses Mémoires ^.
L'estime qu'il en faisait était justifiée par le succès, et ce qu'il en a dit lui-même, dans un mouvement de satisfaction naïvement étalée ^, donne une idée de l'effet que dut produire cette œuvre dans laquelle la vigueur du verbe, la maîtrise et la force de la dialectique, s'alliaient à la puissance irrésistible de la conviction raisonnée, à la passion de la sincérité, à l'érudition, et en même temps à la diplomatie la plus avisée ; il avait trouvé le moyen d''opposer par sa plume au protestantisme tous les éléments du