‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 185 sur 352 · Ibid., p. 6 à · texte numérisé non relu

Ibid., p. 6 à

le fils, ce qu'ils devaient au père, et qui avait dépassé toutes leurs espérances.

Si Richelieu n'a pas prononcé le nom de Coligny qui a dû bien souvent errer sur ses lèvres, s'il est resté maître de lui-même, en s'imposant le calme dans une question qui pendant des années a provoqué son indignation raisonnée et fortement motivée, ce n'a pas été sans effort ; c'est bien la plume qui a écrit les pages vibrantes des Principaux points de la Foy que l'on sent frémir en exposant la forte organisation du parti protestant avec sa hiérarchie rigoureuse et serrée et qui ne permettait aucune fissure * ; mais il ne récriminait point, et se gardait d'en dénoncer le péril pour l'unité de l'Etat ; il avait trop d'intérêt à ménager le parti protestant resté jusque-là en dehors de la faction des ducs ; il en prenait seulement texte pour lui montrer de quelle tolérance il jouissait, combien il avait à se louer de la mansuétude royale, et pour mettre en relief son intérêt à ne pas compromettre une situation pareille maintenue par lui-même hors de tout contrôle du pouvoir ; il le représentait, au contraire, comme hostile dans sa majorité à cette levée d'armes, qualifiée par lui-même «d'infâme » (le terme de la Cabale espagnole et des Mémoires) et « funeste à leur parti ^ ». Le factum visait, du reste, par son titre même, le parti protestant tout entier autant que les ducs rebelles, car bien que dans le texte l'auteur ne fît point mystère de ses convictions catholiques, les trois versets de la Bible qui s'étalaient en épigraphe sur le titre dénonçaient assez clairement l'ancien protestant rallié.

Toute une série de factums d'origine protestante en faveur de la soumission et de la paix paraissaient en même temps, certainement sous l'inspiration de Richelieu dont ils complétaient l'effort personnel dans le même sens '.

La i?esporîse joignait à la menace l'offre du pardon * avec un art

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