Ibid,, p
de comparaisons et de figures einpnintées à la médecine ', et cet! emploi fréquent du j)ronom personnel ^par lequel Richelieu ac-ri cuse sa personnalité dans les questions qui lui tiennent à cœur, etij qtii explique, jusqu'à un certain point, la nécessité de rallony-> mat...
Richelieu s'est trahi ailleurs ; il n'est aucun de ses écrits où nous n'avons retrouvé jusqu'à présent quelque souvenir de ces Etats de 1614 qui ont été l'aurore de sa vie politique ; c'est encore ici le cas. Son argumentation basée sur l'afiaire du Béarn n'est pas à invoquer ici, car il ne faisait que répondre aux récriminations des protestants sur cette question, et il était naturel qu'il fit remonter la résolution du roi aux prières des Etats généraux dans ce sens 3 ; mais il en est autrement du sacrilège de Milhau, un épisode d'actualité, lors de sa Harangue de 1614 ; il lui a merveilleusement servi alors pour exposer ses idées de tolérance religieuse qui n'ont pas changé ^, dans un mouvement oratoire ampoulé, au goût du jour, et son oreille garde encore le souvenir du murmure approbateur de l'auguste assistance.. .
C'est précisément aussi un autre passage de cette même Harangue, qui nous donne le prétexte de nous arrêter en feuilletant laliespouse, à la partie la plus remarquable qui traite d'idées générales ; Richelieu y faisait ressortir devant les Etats l'obligation des souverains de a maintenir et servir l'Eglise en son autorité », et « par conscience et par raison d'Estat )) ; il est intéressant de voir quelle était, huit ans plus tard, sa conception de la raisoa d'Etat, et comment il l'appliquait aux circonstances actuelles; le point est d'autant plus curieux que le même problème allait se poser à nouveau devant lui quelques mois après, et sur le même terrain dogmatique, non plus cette fois en face du protestantisme français, mais du catholicisme universel.
Il serait trop long, et il sortirait de notre cadre d'examiner ici, dans son détail, \a Respoiise i\ ce point de vue particulier ; nous nous contenteronsd'en citer les passages les plus typiques : « Les « Vertus des Rois sont en cela différentes de celles des particu- * liers, qu'il faut qu'elles soit reiglées par les interests, et par les