Ibid., p
4. Trois éditions au inoins paraissaient à Paris, chez Bouillerot, deux sous la date de 1625, la troisième sous la date de 1626 ; signalons aux curieuxla recherche des éditions provinciales ; la Bibl. nat. possède un exemplaire d'une édition faite à Rouen en 1625, par Du Petit-Val iLb. 36-2.391 Bj ; la Bibl. de Grenoble, un exemplaire d'une édition faite dans cette ville en 1626 « avec per- « mission, jouxte la copie imprimée à Paris » par François Huvet, marchand libraire, à la place de Bon-Conseil (X, 4.704). Le catalogue des frères Périsse, l"/70, p. 44, porte le même ouvrage avec l'adresse : Grenoble, Pierre MarnioUes, 1626, inl2, d'après Maignien (L'imprimerie, les imprimeurs et les libraires à Grenoble du XV^ au XVIIl^ siècle, Grenoble, 1885, p. 68). L'ouvrage était traduit en italien en 1625.
5. P. Prat, Recherches hist. et crit. sur la Compagnie de Jésus en France du temps du P. Coton, Lyon, 1876, t. IV, p. 587 et 588.
« promptement ettoufez par le stile du docte et judicieux Ferrier. » Le Catholique d Estât par le sieur Du Ferrier est l'unique pièce insérée avec nom d'auteur dans le Recueil de divers pièces * publié postérieurement et réédité plusieurs fois ; Auberj', le panégj^riste du cardinal, le signale d'une façon spéciale, en parlant des libelles « pleinement réfutez par diverses Répliques, et particu- « lièrement par le Catholique d'Estat du sieur du Ferrier - » ; enfin nous retrouverons encore une marque visible de cette préoccupation de Richelieu et émanant cette fois directement de lui, dans une circonstance postérieure que nous citerons ici pour en terminer avec l'ancien ministre protestant. Lors de sa mort survenue près d'un an après, le 26 septembre 1626, le Mercure françaisy l'organe ofQciel du cardinal, publiait comme pendant à un factum populaire ^ analogue, évidemment de même origine, un long article sur sa fin édifiante*; sans aller jusqu'à canoniser le défunt (une boutade du P. Garasse ^ qui le mettait de pair avec Théophile comme « athéiste et ennemi des jésuites » ^), le récit de ses inimitiés avec ses coreligionnaires, de sa conversion, de sa profession de foi catholique à son lit de mort, était naturellement tout à l'avantage de la sincérité de ses convictions religieuses ; il était suivi de l'exposé de ses relations avec le Cardinal ; le passage mérite d'être cité, car il en est la constation officielle et présentée par Richelieu lui-même : «Depuis sa conversion, le P^oy s'estant « servi en plusieurs actions d'importance dudit sieur du Ferrier, fut commandé de suivre S. M. en son voyage de Bretagne, où il fut honoré de Testât de Conseiller d'Estat et privé et estoit en grande estime près le Cardinal de Richelieu " » . Le narrateur associait ensuite le nom du défunt au souvenir des libelles étrangers dont il donnait la liste à peu près complète, mais sans mentionner le Catholique d'Estat.
1. Edit. de 1635, p. 7. Mathieu de Morgues signalait plus tard cette particularité dans un pamphlet contre le cardinal {Jugement sur la Préface et dio. pièces, 1635, p. 7, dans les Div. pièces pour la déf. de la Rey ne-Mère..., Anvers. 1643).