Le Catholique d'Eslat, épître, f" v et vu
4. Les Princes hérétiques sont Princes légitimes dans leurs Estats. • (Le Catholique d'Estat, p. 125). « I-es Papes ont la diiection des choses delà ReB- « gion, les rois celle de l'Etat », p. 131. « La justice des Royaumes a d'autres « loix que la justice qui s'exej ce entre particuliers. » (Epître, f" xiv.) Les lois de « l'Eslal sont autres que celle des Casuisles, et les maximes de l'escbole n'onl « rien de commun avec la politique », p. 19 « Les guerres des grands roif « ne reçoivent pas la loi des théologiens, et parmi les armées, la justice a li « voix basse », p. 113..,, etc. i
DU CARDIJNAL DE HIGHELIEU 315
sions aux images réalistes dans leur concision précise, comme « ne point tomber par faiblesse au mépris de ses voisins * », — « quand la rébellion huguenote comme un serpent rompu, a « tâché de se renouer ^ », — « on décrira l'air que nous respirons, « et voudra-t-on faire croire qu'il est hérétique ^ )) ?
Dans l'avis de VImprimeiir au lecteur, que nous reproduirons plus loin, deux mots seuls résument Richelieu : « la hâte et la honte » lui appartiennent, et avec eux il a apposé son empreinte en tête de l'ouvrage par son génie qui s'est plu à condenser l'essence de sa pensée sous une forme lapidaire.
Richelieu n'omettait aucun moj'^en pour donner la publicité la plus large au Catholique d! Estât paru sous la signature de Ferrier ; 1 ouvrage était répandu à profusion, comme en témoigne le nombre des éditions '^j et annoncé sous le nom de Ferrier aux ambassadeurs de France à l'étranger avec recommandation de le lire et de le communiquer ^ ; cet effort à consacrer de toutes les façons possibles l'attribution qu'il lui avait donnée est très significative, et il est permis d'y voir aussi bien une question d'amour-propre personnel d'auteur obligé de rester dans l'ombre qu'un calcul diplomatique.
Le Discours sur plusieurs points importants de lestât présent des affaires de France ne mentionnait que lui, à l'exclusion de tous les autres, à propos des « sanglans et injustes libelles qui ont esté