‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 245 sur 352 · Ibid., Préface fo · texte numérisé non relu

Ibid., Préface fo

4. « Vide Œsopi fragmenta apud Ferrerium in pretiosa et politicissinm « Admonltio ad Principes Europa;, cujus autographum adhuc extat, cum anno- « talionibus Gardinalis, et ejusdem Approbatione et Censura. » [Resoliilionet magislrales Quœstionum Qaodlibelicarum mense Decembri, anni 1625, Hlustrissimo Cardinali Richelieu dedicatonim..., Parisiis, 1626, p. 16.)

Ferrier; était-ce une conséquence de la divulgation du nom de l'auteur dans le pamphlet latin que nous venons de citer, afin de donner le change ? Pour solidariser l'ouvrage avec le Catholique d'Estat, dans le but de renforcer l'attribution de ce dernier à Ferrier? Toujours est-il que VAdvertissement, uniquement politique, n'était pas l'objet des mêmes attaques que le Catholique d'Estat, la question religieuse n'intervenant plus. Pour la même raison, sans doute, l'on ne se cachait point pour l'attribuer à Richelieu, et avec la précision de détails que l'on a vue. Il est vrai que le pamphlet auquel on les doit, les Resolutiones magistrales, est cette même diatribe passionnée qui attribuait au cardinal le Miroir du temps passé, mais elle ne les faisait suivre d'aucun commentaire de l'ouvrage lui-même ; cette remarque augmente singulièrement la valeur à accorder à son affirmation, surtout si l'on en rapproche le jugement très modéré du Sapiens francus, l'un des libelles postérieurs les plus sérieux qui a le mieux étudié les origines des pièces issues du cabinet de Richelieu : « L'auteur « du Discours et des Propositions est moins coupable ; car sa « fureur est plus courte et peut-être un demi-grain d'ellébore « suffirait-il à le guérir ^ ».

Dans son Testament politique, en parlant des convoitises dangereuses de TEspagne, Richelieu dit : « qu'il a traité plus au « long cette matière dans un autre ouvrage ^ » ; Foncemagne ^ et après lui M. Hanotaux * en ont conclu sans preuves qu'il faisait par là une allusion à VHistoire de la mère et du fils, tirée de ses Mémoires. N'est-il pas plus vraisemblable d'admettre que le cardinal visait par ces mots, non point une partie de ses Mémoires inachevés, mais bien un « ouvrage » complet, une œuvre spéciale, consacrée uniquement à cet objet, et lui appartenant toute en propre, non point le Catholique d'Estat, qui ne réunit qu'une partie de ces conditions, mais VAdvertissement, qui lui faisait suite, et pour lequel il avait dû conserver une prédilection toute particulière, comme l'une de ses œuvres les plus nettes et les plus concises.

1. « Discursus et propositionum aulhor minus peccat. Brevior est enim illius « furor et fortasse meclio jugera Hellebori sanari posset. » Sapiens francus, p. 5.

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