‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 273 sur 352 · Hist. de nostre temps, Paris, 1626, p · texte numérisé non relu

Hist. de nostre temps, Paris, 1626, p

2. Vindiciœ theologice iberopoliticee ad Catholicum Regiim Hispaniarum.,. Philippum IV contra pseado tbeologi admonitoris calumnias, 1626. Mercure français, t. XI, p. 1099. Le P. Lelong 1 attribue, d'après Morotius, au P. Jean de S. François, général des Feuillants, plus connu sous le nom de Jean Goulu. L'abbé Dedouvres Ta attribué au P. Joseph, Le P. Joseph polémiste, p. 255 et 577.

3. Regia Majestas sacro-sancta, interprète Johanne Filesaco, 1626. (Il paraissait la même année une seconde édition.)

4. Expeditio Valtelinœ, auspiciis Ludovici Justi, régis invictissimi et cbristianissimi suscepta auctore Abelio Sammarthano, Parisiis, 1626. (Le privilège est daté du 4 février 1626.)

5. Apologeticus pro rege christianissimo Ludovico XIII adoersus factiosœ Admonitionis calumnias, in causa Principum federatorum auetore Nicolao Rigaltio, Paris, 1626. (Cette particularité a été soulignée par Leber, Catalog-, l. III, p. 82, no 5483.)

d'une réplique en italien K Un avocat au Conseil, Raoul Boutrays, « fort scavant en latin ^ », dédie au prévôt de Paris et à son lieutenant civil qui ont condamné au feu VAdmonitio, une Pro Rege Christianissimo defensio ^ en reproduisant leur arrêt du 30 octobre 1625; tout un clan d'érudits s'agite autour du premier ministre pour lui faire leur cour en lui apportant des éléments nouveaux en faveur de ses idées ; le Cabinet célèbre de Moustiers, le fameux peintre, est mis à contribution pour en extraire les pièces les plus secrètes de la Ligue, que l'on apporte au cardinal en les accompagnant de commentaires sanglants *

Ce ne sont plus, on le voit, des ouvrages anonj^mes ou signés par des pseudo-collaborateurs obscurs ou compromis, comme dans la période précédente ; ceux-là, Richelieu ne peut encore les désa- Touer ou s'en débarrasser ; il le fera plus tard, lorsque les circonstances l'exigeront, et lorsque leur zèle exagéré et désordonné menacera de les compromettre lui et son œuvre ; en attendant, il pare au plus pressé et il donne par la presse un contre-poids à leur violence.

Il serait imprudent de généraliser quelques détails, mais certains d'entre eux semblent correspondre aux préoccupations de Richelieu sur ce point, et ils se groupent précisément dans l'organe ofîiciel qu'il avait à sa disposition, et où l'on a constaté plus haut l'insertion de quelques pièces avec la suppression des attaques contre les Jésuites français, attaques qu'il voulait désavouer ainsi officiellement. C'est dans ce sens qu'il faut, semble-t-il,

1. Traité des usurpations des roys d'Espagne sur la Couronne de France depuis Charles VIII, ensemble un Discours sur le commencement, progrez et déclin de la Monarchie française, droicts et prétentions des roys très-chrestiens sur l'Empire, reveu et augmentée par l'autheur d'un sommaire des droicts de cette couronne sur les Comtez de Bourgogne, Cambray, Haynault, duchez de Gènes et Luxembourg..,, par C. Balthazard, Paris, 1626. La réplique avait pour titre : Riposta per la verita al Tratiato délie usurpatione de Re di Spagna sopra la Corona di Francia doppo il Régna di Carolo Ottavo, di Julio Cerrio. Alla Mirandola, l'anno

2. « Il eut harangué deux heures en cette langue sur-le-champ. » Michault, op. cit., t. I, p. 308.

3. Pro Rege Christianissimo defensio aduersus pestilentis doctrines libellum cui titulus Admonitio G. G. R. Rodol. Butereio scriptore in magno Franc, consil. advocato. Parisiis, 1626, in-8«, 46 p. Il paraissait la même année une ^seconde édition « amplior et emendatior », in-S», 55 p.

4. Mathieu de Morgues, La vérité défendue, 1635, p. 26. Div. pièces pour la défense de la Roy ne -Mère... Anvers, 1643.

Interpréter rindulgence avec laquelle était traité le sieur de Chi-

jremont, l'auteur d'un ouvrage français, qui défendait la doctrine

de VAdmonitio sur les alliances, tout en montrant, il est vrai, le

[danger de jeter dans les bras de l'Espagne, par une politique

[opposée, tous les Ordres religieux dontles ambitions personnelles

;t les intérêts seraient d'accord avec leurs convictions K

Une autre particularité y touche directement Ferrier ; l'on a vu [toutes les précautions prises par Richelieu pour dépister Topi- [nion publique sur l'origine réelle du Catholique d'Estat^ et l'orienter vers le nom de l'ancien ministre protestant ; comment expli- [quer, dans ces conditions, l'erreur étrange du Mercure français qui dénaturait à deux reprises et le nom de Ferrier, et le titre de son ouvrage qu'il appelait le Conseiller d'Etat ? Comment expliquer, qu'en même temps, le Mercure français désignait les Reli- [gionnaires comme fauteurs de l'accusation portée contre les [Jésuites d'être responsables de VAdmonitio ?

Quoi qu'il en soit, et sans tenir compte de cette remarque qui [n'a qu'une valeur tout hypothétique, les adversaires de Richelieu [lui faisaient vite comprendre, avec leur croc tenace, que sa tac- [tique était percée à jour; le nom de Nicolas Rigault leur servait [pour cela ; ils empruntaient le titre de son livre, ses initiales, et [jusqu'au nom de son imprimeur Bouillerot, les presses accrélitées du cardinal, pour publier contre ce dernier un ouvrage^

1. U homme d! Estât f rançon, vraiment catholique au Roy Tres-chrestien Louis lie Juste par le sieur de Chiremont {l'^'^ janvier), Paris, 1626. L'auteur, Jean Le [Normand, lieutenant particulier de baillage du Palais, attribuait VAdmonitio à [Boucher, et montrait le danger d'une alliance avec l'Angleterre contre l'Es-

)agne, alliance qui pouvait susciter en France une nouvelle Ligue et attirer [sur elle les mêmes malheurs que du temps de François 1'='", à partir de son al- [liance avec les infidèles mahométans. Le Mercure français^ t. XI, p. 113 et suiv., le réfutait brièvement. Le Normand, reconnu extravagant à Tesprit égaré, était finalement « par la seule bonté du roy confiné dans la Bastille p. Cet ouvrage provoquait, sans doute, avec les Qucpsfiones l'édit du roi « portant dé- « fenses d'imprimer aucuns livres sans permission du grand sceau et d'attacher « et semer aucuns placards et libelles diffamatoires, sur les peines y continues », (\'érifié au Pai'lement le 19 janvier 1626.) Signalons un ouvrage antérieur avec un titre analogue qui a pu l'inspirer : U Homme d'Estat chrestien de Jean Marquiez, traduit d espagnol en français par le sieur de Virion, A Nancy, chez Jacob Garnich, 1621. Catal. Decordes, Paris, 1643. p. 435.

2. Politicissimus adversus super famosissima quœstione in Consilio regioagitata. Conveniatne coronœ Franciciee amicitias et f cédera potius cum Catholicis quam cum Religionis reformatée, ut prœtendunt sectoribusjungere. Pro Régis Christianissimi et Regni defensione Auctore M. de R. olim Regio adoocato ad Parlementum Pa-

que nous n'avons pu consulter, mais dont l'intérêt pâlit certainement devant celui du Sapiens fraiicus et des Scopœ ferrerianœ.

Ces deux dernières œuvres synthétisent la polémique de principes qui s'arrête avec elles ; nous les verrons cependant reparaître tout à l'heure, car elles encadrent la pièce capitale de la série de polémique personnelle qui se déroulait parallèlement à celle-ci et se poursuivait longtemps après elle, bien que l'aj^ant devancée.

risietise. Lutetife Parisioriim apud Josephiim Bouillerot, 1626. Traduit en français sous le titre de Discours politique ..., jouxte la copie latine imprimée à Paris ^ar Joseph Bouillerot, 1627. Hubault, op. cit , p. 109 et 110.

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