‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 278 sur 352 · Le Rabelais réformé..., Paris · texte numérisé non relu

Le Rabelais réformé..., Paris

2. Catalogus librorum mystico'politîcorum qui autumnalibus nundinis FrancO' i , fordiensibus anni 1626 in lucem prodibunt, in-é", 7 p.

que Fancan, les dédaignant en la circonstance, a public son ouvrage dans des conditions pareilles, en se servant sans doute eflfrontément du nom tout-puissant du maître, qui a dû voltiger autour des presses, dans un murmure prudemment étouffé.

Quoiqu'il en soit, Fancan avait bien servi son maître, cette fois encore, comme précédemment avec le Miroir^ trop bien même et tous deux allaient l'expier, le premier par la disgrâce, le second par une réplique cruelle.

L'examen du Calalogiis au fond détruit toutes les hésitations pour son attribution ; rapproché du Miroir, il présente avec lui un lien de parenté étroite; non seulement la communauté d'inspiration est indéniable, mais l'on retrouve dans le second toutes les idées et expressions tj^piques de l'autre. Ainsi que les Resoliitiones, il fourmille d'allusions dont la plupart nous échappent encore, car par sa forme même il échappe à toute analyse ; il faut se contenter de signaler quelques rares éclaircies dont tout le sel même ne nous apparaît point. Gomme dans le Miroir du temps passé, le plus grand nombre de noms possible y étaient accumulés \ on ne compte pas moins de quarante contemporains dans ces 44 titres ; le premier était celui d'un dominicain célèbre qui méritait cet honneur par son traité recentre la Monarchie espagnole \ et qui par une ironie singulière du sort; relevée par Sorbier -, était heureux, 15 ans après, de trouver en France un refuge auprès du cardinal de Richelieu ; l'Ordre des Jésuites, objet de l'acharnement inlassable de Fancan, y défilait ensuite tout entier, Johannes Eudemon, Scribanius, Zigler, Scioppius, i Annibal a Porta, Sanctarelli et son libraire romain Zanneti, I Sandoval, Volusius, auteurs connus d'œuvres théologiques fameuses, âprement discutées, et les Jésuites français contem-

1. Thomas Campanellœ, von des Spanischem Monarchy, ersl und ander Theyl, order aussfûhrliches Bedencken ivelche Mussen von dem Kon'uj in Hispanien der

gantzen Weltheherrschung 1623 (De la Monarchie e^pagnole première et

seconde partie, ou cousidéraiions sur la manière dont le roi d'Espagne pourrait' établir sa domination sur le monde entier.) La traduction latine, De Monarchia hispanica discursus, avait plus tard de nombreuses éditions, en 1640, 16tl et i 1653. I

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