‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 302 sur 352 · Lettre déchilJrée, p · texte numérisé non relu

Lettre déchilJrée, p

5. Lettre du sieur Forinier sieur de Cleaux conseiller et secrétaire du Roij au Parlement de Thouloiize a monseigneur le Cardinal Spada (faux-titre). Elle est , datée, à la fin, du 19 mars 1627.

la vie de Richelieu, et qui ne peuvent être dus qu'à lui-même ; c'est assez dire qu'il l'a soigneusement revu, s'il n'y a lui-même collaboré ; à côté d'une rhétorique quelque peu alambiquée, certaines figures ressortent parle pittoresque naturel de leur concision, comme: « les yeux malades d'envie... * » ; « il y a des testes qui mûrissent de bonne heure, et les bons conseils ne sont pas tous attachez aux cheveux blancs... ^ » : quelques passages d'une haute allure sont en même temps d'une plume souple et experte à se jouer des difficultés ; l'apologie de son premier ministère est traitée de main de maître, avec son coup de griffe donné en passant, et comme en se jouant, aux successeurs du maréchal d'Ancre ; elle rappelait la tragédie du favori pour n'en dire que ce qui concernait personnellement Richelieu, sans un mot blessant pour aucun des acteurs du drame : « Mais chacun « peut se souvenir, comme l'orage qui s'esleva, tout à coup un « matin sur le pont du Louvre, l'emporta bientôt après avec vio- « lence de sa place jusqu'à Blois » ; il faut noter aussi l'art avec lequel le roi et la reine mère étaient également ménagés dans le récit de la déroute du Pont de Ce, et avec lequel tout le mérite de leur réconciliation lui y était attribué...

La Lettre déchiffrée renferme trop de détails intimes sur les goûts de Richelieu, son éducation, sa méthode de travail, ses procédés de direction politique dans le Conseil (exposer et ne pas conclure), ce qui l'amenait à dégager sa responsabilité dans la résistance au Pape lors de l'affaire de la Valteline ^, elle retrace trop bien ses idées sur le mariage d'Angleterre, le duel, la recherche des financiers, la situation financière de l'Espagne, le parti huguenot, pour n'être pas due à un familier de sa maison et des plus intimes ; la mention hyperbolique des quelques vers qu'il improvisait pour répondre à une épître rimée de Bois-Robert ^ est typique à cet égard. M. Hanotaux a attribué l'ou-

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