Richelieu, Mémoires, t. I, p
9. Ferel, Henri IV et l'Eglise catholique, Paris, 1875, p. 86 et suiv. Elle ne l'était pas au point de vue général ; Ch. Lalot, Essai historique sur la conférence tenue à Fontainebleau, Paris 1889, p .243 ; le récit de Palma Caj'et dans sa Chronologie septénaire, Paris, 1605, p. f'> 125 et suiv. en donne la phj^sionomie vérital^lc qui s'explique à l'endroit de Duplessis-Mornay parles remarques de Huet (Huetiana, 1722, p. 6 et 7) qu'il faut rapprocher de celles de Scaliger sur le même point (Scaligeriana, (iencve, 1666, p. 232, art. Mornieus),
vraisemblance, d'y voir le résultat d'une association d'idées par laquelle il a rapproché l'origine de sa propre faveur de celle du cardinal du Perron.
Autour de ces considérations générales, se groupent certains détails qui leur donnent une liaison, en se rattachant de plus près à la personnalité de Richelieu. A son avènement au Ministère, cette première manifestation de l'opinion publique qu'il redoute tant est venue des protestants ; déjà, dans son diocèse, il a eu à lutter contre leur hostilité et leurs empiétements ; plus tard, la chute du maréchal d'Ancre dans laquelle il a été entraîné, a été en partie leur œuvre. Il peut lui aussi, comme le P. Arnoux, se regarder comme pris à partie par cette épître des Ministres protestants qui reprochent au Clergé de France son rôle aux Etats de 1614 et son attitude dans la question de la souveraineté royale et du serment, attitude qui a eu, disent-ils, comme conséquence, l'abaissement de la royauté ^ : n'est-il pas le premier qualifié pour y répondre, lui qui a été alors l'orateur de son Ordre ? Et n'est-ce pas pour lui également un moyen de rappeler sa Harangue qui lui a ouvert les portes du pouvoir ? Nous avons prononcé les mots de prise à partie ; il y en avait eu une plus directe et plus personnelle contre lui dans un factum protestant violent paru dans les premiers jours de juillet 1617, à l'occasion du livre des quatre ministres ; nous y reviendrons plus loin à propos des Jésuites, mais il trouve d'abord ici sa place parce qu'il est antérieur à la réponse de Richelieu. A l'occasion de cette polémique, les protestants rappelaient la faveur odieuse du Maréchal d'Ancre, et mettaient en cause Lusson, Mangot, de Chartres, Cotton et les Jésuites comme inspirateurs de Ravaillac et conspirateurs aidés par l'Espagne et par le Pape contre Louis XIII, sans oublier « l'empourpré problématique de la surintendance pontificale nommé du Perron » ; il ne faut évidemment attribuer que l'importance qu'elle mérite à l'influence que ce pamphlet '^ a pu avoir sur Richelieu, d'autant que par sa forme, il n'est qu'un écho loin-