‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 88 sur 352 · Les principaux points de la foy, p · texte numérisé non relu

Les principaux points de la foy, p

3. « Parce que je ne voyais pas que delà part de l'Eglise, il fut apporté aucun « remède au mal qui se glissait dans les âmes par la lecture de ce livre perni- « cieux, dont les huguenots faisaient leur coryphée, se vantant que les catho- « liques ne s en pouvoient défendre, j'employai le loisir de ma solitude à y « répondre... » {Mémoires, t. I, p. 472.)

4. Responce à l'épistre des quatre Ministres de Charenton, par eux addressée au Roy., contre le P. Arnoux, Jésuite... par M. C. M. Senonois, Paris, 1617, in-8, p. 16.

5. La Response aux injustes plaintes des Ministres de Charenton. Ensemble Varrêt du privé Conseil donné sur le sujet de leur livre intitulé : Défense... Par C. de Raymond, abbé de La Frenade, Paris, 1617, in-80, p. 66.

6. Remonstrance très humble présentée au Roy, au nom des François catholiques, pour response à la lettre adressée par les ministres à Sa Majesté sur la Dispute du P. Arnoux, Paris, 1617. in-8^ p. 52 (in fine signé : /. Bp. de Crosilles.)

7. Le nom du P. Arnoulx leur a valu de trouver place dans la Bibliographie du P Sommêrvogel qui n'a omis que le nom de Richelieu.

le nom du dernier, grâce à un scandale retentissant qui l'a rendu plus célèbre que ses œuvres poétiques ^ ultérieures, « d'un franc galimatias » ; Richelieu aurait pu crayonner en tête de son livret de controverse théologique la note acerbe qu'il écrivait plus tard au-devant de ses Epistres amoureuses : « Quiconque voudra trou- « ver du français en cet ouvrage, ayt recours au privilège ^ ».

Il n'en était pas de même de deux autres auteurs qui sont à retenir : l'un d'eux, docteur en théologie et chanoine théologal de l'Eglise de Nantes 3, que nous ne connaissons que par ses initiales, J. C, bornait sa polémique à l'examen comparatif de la doctrine et des mœurs des premiers chrétiens et des hérétiques anciens et modernes ; il puisait les éléments de sa thèse dans un ouvrage de Wicelius *, mais comme celui-ci, sans coter les références, une lacune qu'il déplorait, tout en la signalant, et qui contraste avec le soin que Richelieu apportait à éviter ce reproche.

Quant au second, il présente un intérêt tout particulier, car il n'était rien moins qu'un voisin de Richelieu, et connu personnellement de lui, sinon directement , tout au moins sûrement grâce à une relation commune ; Elie Pitard, « chanoine de Xaintes » ^, avait été, en effet, l'un des aumôniers de « la deffuncte Royne Marguerite », dans la maison de laquelle il avait eu pour collègue Mathieu de Morgue ; or, l'on connaît les rapports certainement déjà existants à cette époque entre Richelieu et ce dernier, qui faisait partie de la maison de la reine, mère, et l'avait suivie en exil. Dans son ouvrage, Pitard se limitait

1. Raymond Toinet, £ssai dune liste alphabétique raisonnée des auteurs qui ont écrit en vers français de 1600 à 1715, Tulle, 1911, t. I, p. 113.

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