‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 89 sur 352 · Tallemant, Hist., t. II, p · texte numérisé non relu

Tallemant, Hist., t. II, p

3. La conférence des Ministres de Charenton, avec la doctrine des hérétiques des siècles passés, sur le sujet du livre par eux publié contre le P. Arnoux, Jésuite, Paris, 1617.

4. De doctrina et moribas stctae (Retectio luterismi qui se veteris et apostolicae Ecclesiae nomine venditat...), Parisiis, 1564.

5. L'innocence deffendue contre la calomnie des ministres de Charenton, en leur épitre au Roy, sur la proposition du P. Arnoux, Pari», 1617. Elie Pitai-d publiait après ce premier ouvrage : L/rre/ryio/i des prétendus réformés, Paris, 1619, et La Philosophie morale comprise en sept discours-, Paris, 1(J19. Quelques années plus tard, l'on retrouve son nom dans la liste des signataires d'une protestation contre le cardinal de Sourdis archevêque de Bordeaux, au sujet d'un passedroit commis par celui-ci dans une affaire qui intéressait la hiérarchie ecclésiaslique, (Jean Filleau, Traicté des droiciz, prérogatives et prééminences des Eglises Cathédrales dans hs Conciles prouiuciaux, Paris, 1628, p. 32.)

à quelques points nj^ant surtout trait à la défense du Clergé français, et à une discussion philosophique de principes ; il ne répondait donc qu'incomplètement à YEpître des Minisires, mais s'il manque en outre de cette vigueur dans Fattaque qui est Tun des traits les plus saillants de Richelieu, il n'en est pas moins « très digne d'estre leu », suivant l'opinion d'un contemporain ^, et il l'a été certainement par l'évêque de Luçon qui s'est plus d'une fois rencontré avec lui et en même temps avec Mathieu de Morgues sur la question des Jésuites, ainsi que nous le verrons plus loin.

Aux noms que nous venons de citer, il faut ajouter encore ceux de Vialar, prieur de Bue, qui n'avait pas signé son livre ^, et de Raconis, un protestant converti qui s'attirait à cette occasion les foudres de ses anciens coreligionnaires.

Nous n'entrerons pas dans l'examen de la discussion théologique qui échappe à notre compétence, en nous hornant exclusivement à la question politique ; toutefois, cette distinction ne peut être aussi complète qu'il semble à première vue, d'après ces termes trop rigoureux pour la pratique ; alors, comme dans tous les temps et plus que jamais, la politique était liée intimement à la religion, et de façon inextricable ; dans la forme où il était posé par les ministres de Charenton, et qui était loin d'être nouvelle, le problème touchait aux rapports des pouvoirs civils et ecclésiastiques dont l'équilibre a été la préoccupation dominante de Richelieu et a rempli sa vie ; nous l'avons déjà signalé dans ses premières œuvres. On voit tout de suite l'intérêt que présente l'étude de celle-ci envisagée à ce point de vue ; avec elle il va même en grandissant. Dans ses productions pastorales, de même que dans sa Harangue aux Etais de 1614^, Richelieu a été influencé par certaines considérations d'espèce ; il a parlé tantôt comme conducteur d'âmes et comme prélat placé dans des conditions locales particulières, tantôt comme rapporteur officiel de son ordre ; ici, il parle, pour la première fois, seul et en son nom, et précisément, par suite de cette circonstance, il se manifeste tout entier dans cette œuvre sous toutes les faces de sa nature si complexe. Ce n'est pas, toutefois, que là encore, il ne soit

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