G AVANT-PROPOS
teur des Confessions, à cause de sa sincérité, de sa grande soif de vérité et d'amour, — tous ceux-là seront heureux sans doute, comme je l'ai été moi-même, de pouvoir le suivre à travers les beaux paysages, où il a guéri les blessures de son âme, au lendemain de la crise la plus douloureuse de sa vie, alors que sa foi nouvelle, toute de douceur et de ravissement en Dieu, ne connaissait pas encore les violences et les tristesses du combat apostolique.
Peut-être aussi accueillera-t-on avec bienveillance et plaisir les précisions nouvelles que je me suis efforcé d'apporter autour d'un autre grand drame de la vie d'Augustin, — celui de sa rupture avec sa maîtresse, cette malheureuse dont il ne nous a même pas dit le nom et que, cependant, il paraît avoir si chèrement aimée. Sur ce sujet, les strictes données de i histoire ne m'ont pas suffi. J'ai voulu en savoir ou en deviner davantage, — essayer de me représenter comment les choses ont dû se passer.
Et même j'ai été plus loin. J'ai imaginé ce qui s'était passé au lendemain de la rup-