‹ Autour du Catholicism socialChapitre 6 sur 106 · AVANT-PROPOS XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XI

où les évolutions humaines rendraient quelque crédit à ces docteurs sévères, l’Église, qui théoriquement n’avait rien retranché de ses maximes, et qui, par la bouche de Léon XIII, avait dénoncé l’usura vorax, ne se considérerait pas comme une vaincue.

Elle joint au sentiment de ce qui est fugitif la conscience de ce qui est éternel : pourquoi dès lors crierait-elle au désastre, en cet autre jour, obscur encore, où les évolutions humaines substitueraient à l'État centralisé, — à cet impérieux État, législateur soupçonneux et souverain, que souvent les légistes firent s’insurger contre l'autonomie de l'Église, — je ne sais quel fédéralisme économique, régime encore mal défini, et que le syndicalisme s’essaie à nous préparer ?

On a enlevé à l'Église le droit de posséder ; dans le régime économique, elle a cessé d’être participante.

L’Étatluia dit : « Je me sépare et je lignore » : l'Église a cessé d’être liée à l'État.

Antérieurement dégagée, par la volonté même des hommes, de toute attache avec les organisations économiques et politiques qu’ensuite peutêtre les hommes condamneront à mort, l'Église de France, avec une apostolique liberté, mettra tout son effort à préparer la maîtrise du Christ sur les âmes, qui se chargeront elles-mêmes, toutes seules, sous la direction du sacerdoce,

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