AVANT-PROPOS
« Notre « bonne société française » se compose dans une large proportion de gens auxquels leur situation de fortune ou leur position de famille eût permis de jouer un rôle salutaire, mais qui ne se sont pas assez préparés par une vie de travail et de dévouement à l'œuvre difficile du relèvement national.
< Et je ne parle pas seulement ici de ceux qui ne ré vent que distractions et plaisirs, je parle aussi de ces gens honnêtes, encore religieux, membres parfois d'œuvres de bienfaisance, qui se respectent eux-mêmes surtout par amour-propre, qui ont très bonne tenue dans les réunions mondaines et sont même trop préoccupés de la réputation qu'ils y ont conquise ou des succès d'élégance qu'ils ont pu y remporter, mais qui ne se donnent guère de peine pour étudier les graves problèmes sociaux. N'allez pas leur demander de scruter, avec la précision scientifique qu'elles comportent, des questions qui ne les tou-